Journée Internationale de la Non-Violence

Posté le par Cyril Ernst

Marquée chaque année en France depuis 2007, la Journée internationale de la non-violence est l’occasion de « diffuser le message de la non-violence, notamment par des actions d’éducation et de sensibilisation » et de « favoriser une culture de paix, de tolérance, de compréhension et de non-violence », d’après la Résolution adoptée par l’Assemblée générale le 15 juin 2007.

Celle-ci est célébrée le 2 octobre, jour d’anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, pionnier de la stratégie et de la philosophie de la non-violence, et constitue une occasion parfaite pour réaffirmer la pertinence universelle de son principe en prenant des mesures simples dans notre vie de tous les jours pour faire en sorte que nos choix ne causent de souffrance à quiconque.

Démontrant la puissance de cette pratique en libérant l’Inde des colons britanniques, Gandhi a également déclaré : « La non-violence est la plus grande force que l’humanité ait à sa portée ». Malheureusement, beaucoup d’entre nous continuent à participer à la violence à grande échelle perpétrée à l’encontre les animaux élevés pour leur chair.

En effet, la majorité de la viande produite en France provient d’animaux élevés dans des élevages industriels, parqués dans de grands hangars obscurs et insalubres, dans lesquels ils ne peuvent jamais respirer d’air frais ou voir la lumière du jour et desquels ils ne sortiront que lorsqu’ils seront envoyés à l’abattoir pour se faire égorger.

Dans l’industrie des œufs, les poussins mâles sont étouffés ou broyés vivants à la naissance tandis que les poules se font couper le bec douloureusement, confinées dans de minuscules cages et tuées lorsque leur production d’œufs diminue. Les vaches, quant à elles, sont inséminées de force pour donner naissance à la chaine à des veaux, qui lui sont arrachés, afin qu’on puisse boire le lait destiné à leurs bébés. Elles aussi sont envoyées à l’abattoir lorsqu’elles n’en produisent plus assez.

Ce traitement n’est clairement pas compatible avec les enseignements de Gandhi et le principe de non-violence. Lui-même végétarien, le Mahatma spécifiait que la non-violence commence par ce que l’on mange, écrivant dans son livre « Le fondement moral du végétarisme » la citation devenue aujourd’hui célèbre : « La grandeur d’une nation et son progrès moral peut être jugé par la manière dont ses animaux sont traités ».

Cependant, environ 17 milliards d’animaux sont tués pour la consommation alimentaire en France chaque année. Chacun d’eux est un individu sensible qui ne veut pas mourir, et ressent la peur, la douleur et l’effroi lorsque vient son tour à l’abattoir.

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De plus l’Organisation des Nations Unies a déclaré que l’adoption à l’échelle mondiale d’un régime végétalien est vital pour traiter les principales causes de souffrance dans le monde, y compris la famine, la maladie et les impacts du changement climatique. En se défaisant des produits animaux, chacun a la possibilité d’épargner environ 100 animaux par an de la souffrance et de la mort.

Plus de 50 ans après sa mort, Gandhi reste une source de sagesse et d’inspiration partout dans le monde. Il est impossible de mettre fin à toute la violence dans le monde, mais chacun de nous peut réduire la part de souffrance infligée par nos actions, en commençant par notre assiette.

S’abstenir de viande, lait et autres produits obtenus par la violence faite à un animal est la meilleure manière de fêter la Journée internationale de la non-violence.