Tilikum, l’orque la plus exploitée de SeaWorld est morte

Posté le par Cyril Ernst

Tilikum – la malheureuse star de Blackfish, le documentaire sans concession sur les terribles pratiques qui consistent à arracher des bébés orques de leurs familles dans l’océan puis à les élever en captivité – est mort, après des années d’exploitation par l’industrie des parcs marins.

Tilikum avait été capturé dans l’océan, arraché à sa famille, et emprisonné dans une petite cellule en ciment, d’une taille inférieure à un millionième de ce toute l’eau dans laquelle il aurait nagé si on l’avait laissé avec les siens. Il était non seulement contraint d’accomplir des tours ineptes pour de la nourriture, mais également utilisé sexuellement (on lui prenait son sperme pour produire davantage de bébés orques pour que SeaWorld puisse les utiliser et les vendre). En toute malhonnêteté, ses ravisseurs humains affirmaient que Tilikum était un membre de leur famille, bien qu’une famille ne kidnappe pas ses membres, ne les enlève pas à leur mère, ne les enferme pas à vie dans des espaces mornes et minuscules ni ne les exploite pendant des décennies pour le profit. Ils avaient été contraints de reconnaître que Tilikum était malade, puis, enfin, ils ont reconnu qu’il était mort – peut-être à cause des produits chimiques dans le bassin, personne ne le sait à cette heure – mais sa mort n’a été que le dénouement d’une vie de misère et d’enfermement.

L’annonce faite par SeaWorld qu’ils allaient mettre un terme à leur programme de reproduction des orques est arrivée trop tard pour Tilikum, qui a été reproduit de force 21 fois, et donc 11 orques de sa descendance sont morts avant lui. Sa vie tragique n’a été que souffrance, et la vie des animaux qui sont forcés de rester dans les bassins de SeaWorld et de s’y produire en spectacle le sera tout autant. Tilikum devrait être la dernière des orques à mourir misérablement dans un parc marin, comme SeaWorld ou Marineland.

Lorsque Tilikum n’avait que 3 ans, il fut capturé par des cowboys marins qui kidnappaient des dauphins et des orques pour les vendre à des parcs d’attraction marins. Il fut volé à sa famille – son groupe – dans les eaux profondes au large de l’Islande et contraint de vivre dans de minuscules bassins et des espaces surpeuplés pendant le reste de ses jours, sans pouvoir utiliser son écholocation, sans pouvoir nager librement, se déplacer dans l’océan, entendre ses proches. Rien de ce qui fait la vie. Il fut dressé pour manger ce qu’on lui donnait et faire ce qu’on lui disait. Il fut aussi dressé à se retourner, ce qui permit aux travailleurs de SeaWorld de le masturber d’une main gantée et de récolter sa semence dans un récipient. SeaWolrd a utilisé Tilikum comme sa principale machine à produire du sperme, engendrant davantage d’animaux contraints à se produire en spectacle et à une vie de misère que quiconque ne l’eût fait volontairement.

Tilikum est devenu si énorme dans ces bassins minuscules qui le retenaient prisonnier qu’il ne pouvait pas s’échapper devant les autres orques qui, incapables de cohabiter, pouvaient se montrer agressive et lui infligeait parfois des blessures sanglantes. Le stress permanent et les privations poussèrent Tilikum a tuer trois humains, dont la dresseuse Dawn Brancheau en 2010, et à se limer les dents jusqu’à la racine à force de mâcher sous l’eau les barreaux de sa prison. Il n’est pas surprenant que, dans ces conditions, Tilikum fût atteint d’une maladie mentale et, finalement, d’une maladie physique incurable.

Dawn Brancheau - Riders on the Storm | Ed Schipul | CC BY-SA 2.0

Dawn Brancheau était l’une des principales figures de SeaWorld.

Tilikum died without ever again knowing freedom, along with 11 of his children who died prematurely before him and leaving 10 more who will continue to suffer in tiny concrete tanks. PETA is calling on SeaWorld to do the right thing and move the remaining orcas to coastal sanctuaries, where they could enjoy a more natural life, and on caring people to shun facilities that enslave animals for our “entertainment.”

Tilikum est mort sans avoir jamais retrouvé la liberté, comme 11 de ses enfants qui sont morts prématurément avant lui et il en a laissé 10 autres qui vont continuer de souffrir dans de minuscules bassins de béton. PETA appelle le public à ne jamais se rendre dans un de ces parcs marins qui enferment des animaux au nom du divertissement.

Prisons chlorées : jamais !

Contactez également le gouvernement espagnol pour demander la libération de l’orque Morgan, qui a grandi dans la nature et qui a été livrée captive à Ténérife dans le parc Loro Parque :

Libérez Morgan !