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Les animaux utilisés dans les spectacles« Les zoos ne sont-ils pas destinés à faire découvrir la vie sauvage aux enfants ? » Non. Les zoos n'en ont que la prétention car les enclos dans lesquels évoluent les animaux ne permettent pas à ces derniers d'assouvir leurs besoins et comportement naturels. Quant aux panneaux d'information placés devant ces mêmes enclos, ils mentionnent tout juste le nom des animaux, leur origine géographique et leur alimentation. Le comportement naturel des animaux est rarement abordé et encore moins observé parce que leurs besoins naturels sont rarement satisfaits dans les zoos. La plupart des animaux qui, à l'état naturel, vivent au sein d'un vaste troupeau ou d'un groupe familial sont détenus seuls ou, tout au plus, à deux. Leurs instincts naturels de chasse et de reproduction sont remplacés par des régimes alimentaires et des phases de reproduction contrôlés. Dans les zoos, les animaux manquent d'intimité et rien ou presque n'est entrepris pour les stimuler mentalement ou physiquement. Ces conditions de détention entraînent des comportements anormaux et autodestructeurs appelés « zoochoses », un terme qui décrit un comportement « zoochotique » (c'est-à-dire obsessionnel et répétitif) que développent les animaux détenus dans les zoos. En fait, nombreux sont les directeurs de zoos qui privilégient le profit au détriment du bien-être des animaux. Ainsi, un ancien directeur du zoo d'Atlanta aux États-Unis a déclaré être « beaucoup trop éloigné des animaux qui sont la dernière de mes préoccupations vu tous les autres problèmes à gérer. » Les zoos enseignent au public qu'il est acceptable de maintenir des animaux en captivité, dans l'ennui, à l'étroit, à l'isolement, loin de leur habitat naturel et à la merci des humains et de leur fouet. La vie des animaux en captivité dans les zoos. « Les zoos ne permettent-ils pas de préserver les espèces menacées ? » La plupart des animaux détenus dans les zoos ne sont ni en danger ni destinés à être relâchés dans leur milieu naturel. En effet, il est quasiment impossible de réinsérer dans la nature des animaux nés en captivité. Un rapport publié en 1994 par la Société mondiale pour la protection des animaux (World Society for the Protection of Animals - WSPA) révèle que seulement 1200 des 10 000 zoos que compte le monde sont agréés pour des missions de reproduction en captivité et de conservation de la faune et que seulement 2% des espèces menacées ou en voie de disparition dans le monde sont concernées par les programmes de reproduction. Plutôt que d'entretenir des animaux pour leur permettre d'évoluer dans un environnement naturel, les zoos imposent des conditions très artificielles à leurs résidents. Ainsi, les ours polaires sont généralement confinés dans des espaces correspondant à un millionième du territoire minimum qui est le leur à l'état sauvage. Les animaux qui dans la nature se déplacent sur de grandes distances développent souvent dans les zoos des comportements déments et stéréotypés (« zoochoses ») à cause de l'ennui qu'ils endurent dans leurs enclos qu'ils arpentent de long en large ou dans les bassins dans lesquels ils nagent en décrivant des cercles. En fait, le seul moyen pour sauver les espèces en danger est de préserver leur habitat naturel et de les protéger contre les chasseurs, et non pas de reproduire quelques individus en captivité. Plutôt que de cautionner les zoos, nous devrions soutenir des groupes comme la Ligue internationale pour la protection des primates, la Fondation Born Free, la Fondation africaine pour la vie sauvage et autres organisations qui travaillent à la préservation des habitats sauvages. Nous devrions également aider les refuges sans but lucratif tels que Primarily Primates et Performing Animal Welfare Society qui sauvent et s'occupent d'animaux exotiques, sans les vendre ni les reproduire. « Les chevaux de course ne sont-ils pas bien traités afin d'être plus performants ? » Malheureusement, pour beaucoup d'athlètes équins, blessures et mort sont à tout instant à portée de sabot. Une étude sur les dommages subis par les chevaux de course permet de conclure que toutes les 22 courses, un cheval souffre d'une blessure qui l'empêche de finir la course. Une autre étude évalue à 800 le nombre de pur-sang qui meurent de blessures chaque année en Amérique du Nord. A force de sélection, les membres des pur-sang sont devenus beaucoup trop fragiles pour supporter le poids de leur corps. La plupart des pur-sang sont la propriété de sociétés qui ne s'intéressent qu'à l'argent que les animaux peuvent leur rapporter, ces propriétaires n'hésitant pas à vendre leurs chevaux aux abattoirs lorsqu'ils ne peuvent plus courir. Cependant, avant de partir à l'abattoir, nombre de chevaux sont drogués par leur entraîneur et vétérinaire qui leur administrent des remèdes pour les maintenir sur le champ de course alors que leur condition physique le proscrit. Beaucoup d'entre eux sont contraints de courir avec des fractures qui seraient trop douloureuses à supporter sans médicaments. « Certains entraîneurs injectent chaque jour de grandes quantités de médicaments prohibés aux chevaux, » déclare un ancien directeur des relations publiques de l'hippodrome américain Churchill Downs. « Il y a tellement d'argent en jeu que les gens feraient n'importe quoi pour que leurs chevaux courent encore plus vite. » Par ailleurs, un journaliste au New York Daily News fait remarquer : « le pur-sang de course est une erreur génétique. Il court trop vite, son ossature est trop importante et ses jambes sont beaucoup trop petites. Aussi longtemps que l'homme exigera des chevaux qu'ils courent très vite dans des conditions stressantes, des chevaux mourront sur les champs de course. » « J'adore voir des animaux au cirque. Ces derniers ne semblent pas rechigner à faire leur numéro. Alors pourquoi PETA est contre l'utilisation des animaux dans les cirques ? » Dans son ouvrage intitulé The Circus Kings (« les rois du cirque »), Henry Ringling, fondateur du cirque Ringling Bros, rapporte que, dans les cirques, tigres et lions « sont enchaînés à leur piédestal avec des cordes passées autour de leur cou pour les étrangler et les faire obéir. Toute une panoplie de mauvais traitements est utilisée pour les forcer à respecter leur dompteur et à apprendre leur numéro. Ils s'exécutent sous la contrainte. » L'auteur de cet ouvrage précise également que les dompteurs cassent souvent le nez des ours ou leur brûlent les pattes avant pour les forcer à se tenir sur leurs pattes arrière et que les singes et les chimpanzés, hurlants, sont frappés avec des matraques. Dans la nature, les animaux ne montent pas d'eux-mêmes sur des bicyclettes. Ils ne se tiennent pas sur la tête, ne font pas de numéro d'équilibre sur des balles et ne sautent pas à travers des cerceaux enflammés. Pour les contraindre à réaliser ces numéros qui les perturbent à la fois psychologiquement et physiquement, les dompteurs ont régulièrement recours à tout un arsenal utilisé par l'industrie du cirque et composé notamment de fouets, de colliers étrangleurs, de muselières, d'aiguillons électriques, d'anneaux dans le nez et autres instruments. Applaudissons les trapézistes, les jongleurs, les clowns, les équilibristes et les acrobates, mais fichons la paix aux animaux ! Le Danemark, la Finlande, l'Inde, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont interdit ou restreint l'utilisation des animaux à des fins de divertissement. Il est grand temps que des pays comme la France et les États-Unis fassent de même ! La cruauté infligée aux animaux dans les cirques. « Pourquoi faut-il abolir la corrida ? » La corrida est un « sport » sanguinaire et cruel qui ne laisse absolument aucune chance au taureau. Comment peut-on appeler spectacle la mise à mort d'un animal innocent que l'on torture et affole devant une foule en liesse ? Selon l'agence Associated Press, une étude récente indique que 20% des taureaux reçoivent des laxatifs mélangés à leur nourriture et qu'ils sont drogués de force avant d'être lâchés dans l'arène. Sur deux cents taureaux, « un sur cinq reçoit des anti-inflammatoires pour masquer les mauvais traitements. » Ceux qui sont chargés de « préparer » le taureau l'affaiblissent des jours durant avant la corrida. Pour ce faire, ils liment ses cornes, appliquent de la vaseline sur ses yeux pour perturber sa vue et, outre l'ajout de laxatifs dans son alimentation, ils chargent de lourds sacs de sable sur le dos du taureau. Une fois dans l'arène, les muscles de son dos et de son cou sont meurtris avec des lances destinées à l'empêcher de relever la tête. De plus, avant que le matador n'entre dans l'arène, un picador s'emploie à poignarder et à sectionner les muscles du cou de l'animal pour l'affaiblir un peu plus. Ainsi, lorsque le matador finit par descendre dans l'arène, le taureau pris de vertiges et d'étourdissements à force de décrire des cercles dans l'arène est en outre affaibli par des hémorragies. Quant aux chevaux utilisés pour les corridas, il s'agit d'animaux âgés et généralement drogués. Du papier journal mouillé est bourré dans leurs oreilles et leurs cordes vocales sont souvent sectionnées pour que le public n'entende pas leurs cris. Les chevaux portent de longues couvertures qui cachent leur entrailles qui pendent lorsqu'ils ont été éventrés ou étripés par un coup de corne. Pour connaître la réalité de la corrida, cliquez ici. |
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