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Chasse et pêcheFoire aux questions (FAQ)Les réponses présentées ci-dessous ne sont aucunement les seules possibles. Elles ne constituent que des pistes de réflexion.« La chasse n'est-elle pas un moyen de réguler les populations pour empêcher qu'elles ne meurent de faim ? » Aussi regrettables qu'elles soient, les famines et les maladies opèrent une sélection naturelle qui préserve les plus forts. En ne tuant que les individus malades et faibles, les prédateurs contribuent aussi à ce que les espèces qu'ils chassent restent fortes. Par contre, les chasseurs tuent tout animal qui se trouve à portée de fusil ou qu’ils verraient bien en trophée de chasse au-dessus de leur cheminée, donc souvent les individus les plus grands et les plus sains. Sans compter que la chasse crée les conditions idéales pour la surpopulation. La diminution brutale de la population après la période de chasse limite en effet la concurrence parmi les survivants, ce qui entraîne une multiplication des naissances. Si nous tenions vraiment à empêcher ces populations de mourir de faim, nous prendrions des mesures pour limiter les naissances plutôt que de les chasser. Nous préserverions également les loups et les autres prédateurs naturels. Nous n’élèverions pas des millions de faisans, perdrix, canards ou « cochongliers » (croisement de cochons et de sangliers) dans le seul but de les lâcher dans la nature pour que les chasseurs puissent s’adonner à leur passe-temps favori. « Si je mange le produit de ma chasse, où est le problème ? » Le sort réservé au cadavre n'enlève rien aux souffrances qu'a subies la victime avant sa mort. Par ailleurs, les chasseurs tuent et blessent bien d’autres animaux que ceux qu’ils avaient l’intention d’atteindre. Outre les séquelles que certains animaux conserveront à vie, tous sont stressés par le bruit, la peur et la traque qu’ils subissent, à tel point que certains ne parviennent plus à se nourrir ni à faire les réserves de graisse et d'énergie nécessaires pour survivre à l'hiver. La chasse perturbe également les cycles de migration et d'hibernation. Chez les loups par exemple, qui choisissent un compagnon pour la vie et qui tissent des liens familiaux très forts, la chasse peut être lourde de conséquences pour des communautés entières. « La chasse n'est-elle pas beaucoup moins cruelle que l'élevage industriel ? » C’est vrai, et on pourrait dire aussi que Jack l'Éventreur a été beaucoup moins cruel qu'Hitler. Il est certes moins cruel de tuer un animal dans la nature que de torturer des animaux pendant des mois, comme c’est le cas dans les élevages industriels. Cependant, la chasse, tout comme l’élevage, est source de souffrances, de traumatismes et de détresse pour ceux qui meurent comme pour ceux qui restent. Pourquoi faire souffrir quand on peut l'éviter ? « Que pensez-vous des peuples qui chassent pour survivre ? » Nous ne pouvons rien reprocher à ceux qui n'ont pas d'autre moyen que la chasse ou la pêche pour survivre. Mais à notre époque, la viande, la fourrure ou le cuir ne sont pas indispensables à la survie de l’immense majorité d'entre nous. « La pêche de loisir est-elle acceptable si les poissons sont remis à l'eau ? » Malheureusement, les pêcheurs qui remettent les poissons à l'eau causent autant de souffrances que les autres. Le stress physiologique subi est tel qu'ils peuvent succomber au choc, et leurs blessures en font des proies faciles pour les prédateurs. Une enquête a montré que près de la moitié des poissons remis à l’eau meurent dans les six jours. Souvent, l'hameçon est ancré si profondément que les pêcheurs doivent le retirer en enfonçant profondément leurs doigts ou leurs pinces dans la gorge du poisson, arrachant au passage une partie des chairs et des entrailles. |
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