Pourquoi la viande est un danger : de la santé aux droits humains

Manger de la viande ne fait pas seulement du mal aux animaux, mais également à vous-même ! Consommer de la chair animale implique un risque pour la santé humaine, notamment de graves conséquences sur le système digestif et l’augmentation du risque de contracter une maladie mortelle. Les autorités de santé telles que la British Medical Association confirment que les végétariens ont un plus faible taux d’obésité, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.

L’industrie de la viande présente également un danger pour la santé publique à l’échelle mondiale, favorisant le développement des virus mortels et contribuant à la faim dans les pays en voie de développement.

En revanche, il est prouvé qu’une alimentation sans viande vous permet de vivre plus longtemps. Cela augmente drastiquement votre qualité de vie en vous aidant à rester en bonne santé et vous sentir en pleine forme, d’autant plus que vous ne causez aucune souffrance.

Le cancer

Des études démontrent que les végétariens encourent 40 % moins de risque de développer un cancer que les mangeurs de viande. La consommation de viande est spécifiquement liée aux cancers du côlon, de la prostate, du sein, du système lymphatique et de l’estomac. La raison est double : les produits d’origine animale contiennent de nombreuses substances pouvant directement augmenter le risque de cancer telles que les graisses et amines hétérocycliques cancérigènes. A l’inverse une alimentation végétale est remplie d’éléments anti-cancérigènes tels que les céréales et légumineuses riches en fibres ainsi que les fruits et légumes riches en phyto-nutriments.

Toutes ces preuves aboutissent à conclusion simple : pour éviter le cancer devenez végan.

Les maladies cardio-vasculaires

En France, les maladies cardiovasculaires sont responsables d’un tiers de la mortalité et l’alimentation en est la cause principale. La viande, les œufs et les produits laitiers sont riches en cholestérol et en graisses saturées, qui s’accumulent dans les artères et les obstruent, empêchant le cœur de fonctionner correctement.

Le cholestérol se trouve uniquement dans les produits d’origine animale, ce qui signifie qu’une alimentation végétale est complétement dépourvue de cholestérol, tout en étant riche en fibres, ce qui permet d’éliminer les excès de graisses du corps. Les végans sont également moins susceptible de souffrir d’hypertension. Devenir végan est l’une des meilleures façons de garder votre cœur en bonne santé, de faire baisser votre taux de cholestérol et de réduire vos risques d’avoir une crise cardiaque.

L’obésité

Les mêmes substances que l’on retrouve en grande quantité dans les produits d’origine animale, notamment les graisses et le cholestérol, et qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires augmentent également et sans surprise le risque d’obésité. En revanche, l’alimentation végétale est pauvre en graisses, ce qui signifie que les végans sont, en moyenne, plus minces que les mangeurs de viande et ont un indice de masse corporel plus faible.

Etant donné la crise d’obésité en France affectant plus de 15 % de la population et menaçant de réduire radicalement l’espérance de vie des générations futures, il est plus important que jamais pour nos enfants et nous-mêmes d’adopter des habitudes alimentaires saines, qui ne nous font pas gagner dangereusement du poids. Manger de la viande impose un lourd fardeau au système public de santé et fait payer le prix fort aux animaux.

Maladies et antibiotiques

Les animaux sont fréquemment alimentés d’antibiotiques afin de prévenir les épidémies du fait des conditions d’insalubrité et de surpeuplement dans les élevages intensifs. Cela veut dire non seulement que, lorsque vous mangez de la viande vous pouvez ingérer involontairement des doses de médicaments avec votre repas, mais aussi que cela a des conséquences inquiétantes pour la santé publique. Les experts nous mettent en garde sur le fait que ce genre de pratique mène à l’émergence de « superbactéries » résistantes aux antibiotiques. En 2012, des scientifiques de l’Université de Cambridge ont découvert une souche de la « superbactérie » MRSA dans le lait de vaches et de cochons anglais, qui semblent avoir provoqué des infections chez les humains. Les souches résistantes d’E. coli et de salmonellose ont également des chances d’émerger.

Il y a 20 ans, l’épidémie de la vache folle a montré comment les pratiques peu scrupuleuses de l’industrie du bétail peuvent tout autant conduire à la mort d’humains que d’animaux et nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle crise. Aujourd’hui, dans les élevages intensifs, les cochons sont parqués dans des hangars insalubres et surpeuplés, souvent par milliers. Les poulets et les dindes sont souvent entassés dans des hangars répugnant par dizaines de milliers. Ils pataugent dans leurs propres excréments et respirent une atmosphère saturée d’ammoniac qui leur brûle les poumons et endommage leur système immunitaire. Les conditions de vie dans ces hangars constituent un terrain propice au développement des pathogènes, car les oiseaux vivent dans leurs propres déjections de la naissance à l’abattage. Quand un oiseau tombe malade, la maladie peut vite se propager chez tous les autres.

Dans les élevages intensifs, les animaux vivent dans des environnements propices à la propagation de nouvelles souches de bactéries et de virus dangereux. Hans-Gerhard Wagner, un haut dirigeant de la FAO (Food and Agriculture Organization) des Nations Unis, a décrit l’élevage industriel de bétail comme une « opportunité pour les maladies émergentes ». Par exemple, le virus de la grippe porcine provient des élevages industriels de cochons aux Etats-Unis, tandis que la grippe aviaire qui a coûté la vie à plus de 140 personnes, s’est développée dans de grands élevages de poulets et de dindes.

Tant que l’élevage industriel existera, nous sommes susceptibles de voir de plus en plus de virus mortels émerger et entraîner la perte de vies humaines.

Les droits des humains

Personne ne devrait avoir à gagner sa vie en tuant. Les employés des abattoirs et des élevages industriels sont souvent les plus pauvres et les plus exploités, car c’est un travail dont personne ne veut.

Une enquête réalisée dans l’industrie de la viande au Royaume-Uni par la Commission pour les droits de l’homme a révélé de nombreuses preuves de mauvais traitements et d’exploitation des employés, en particulier des immigrés et des femmes enceintes, y compris des violences physiques de la part des responsables, des discriminations, des conditions de travail dangereuses, du harcèlement, 90 heures de travail par semaine forcées ainsi que des femmes enceintes contraintes de rester debout durant de longues heures et de porter de lourdes charges tout en étant privées d’aller aux toilettes.

Par ailleurs, les personnes qui travaillent dans les abattoirs et qui passent leurs journées à tuer et à démembrer des animaux deviennent nécessairement désensibilisées de la violence, ce qui les rend plus susceptibles de commettre des actes violents. Les études académiques démontrent que dans les communautés où les abattoirs sont une source d’emploi importante, les taux de violence domestique, de viol et de maltraitance d’enfants augmentent. Les bouchers et les employés des abattoirs sont plus susceptibles de souffrir de colère, d’agressivité, de psychose et d’autres formes de maladies mentales.

La faim dans le monde

Nous pourrions nourrir la planète entière si nous arrêtions de manger de la viande. Pour ce qui est des calories, les produits d’origine animale sont beaucoup moins efficaces que les végétaux et les céréales pour produire la même quantité de nourriture, car ils nécessitent de très grandes quantités d’eau, de produits chimiques et d’aliments. Ceci est un problème environnemental majeur, puisque l’industrie de la viande engloutit les ressources naturelles et provoque pollution et émissions de gaz à effet de serre. C’est aussi un problème humanitaire, car chaque jour, des millions de gens souffrent de la faim tandis que les céréales cultivées qui pourrait servir à les nourrir sont utilisées pour engraisser les animaux élevés pour leur chair.

Comment aider ?

Rendez service aux animaux et à vous-même : devenez végan. De plus en plus de gens choisissent une alimentation végétale pour leur santé ainsi que pour des milliards d’animaux exploités et maltraités par l’industrie de la viande chaque année. Il est régulièrement rapporté que les gens qui s’en tiennent à une alimentation sans produits d’origine animale ont plus d’énergie, moins de dépression et bien sûr une meilleure conscience.

Vous trouverez ici toutes les informations et ressources dont vous avez besoin pour vous guider vers une alimentation végétale qui améliorera votre santé.

Les Faits

  • Les Européens consomment 35 % de protéines de plus que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et la plupart provient de la viande.
  • On pourrait nourrir 20 végétariens avec la même quantité de terres arables nécessaires pour nourrir une personne consommant de la viande.
  • Chez les végétariens le risque d’hospitalisation suite à des maladies cardiovasculaires est inférieur de 32 %, comparé aux consommateurs de viande.
  • Le taux moyen de cholestérol d’un végan est de 1,3 g/l, d’un végétarien 1,6 g/l, d’un mangeur de viande 2,1 g/l.
  • Parmi les sportifs qui sont devenus végan afin d’améliorer leurs performances figurent le sprinter Carl Lewis, le champion ultra-marathonien Rich Roll ainsi que l’homme le plus fort d’Allemagne Patrik Baboumian.
  • Les études montrent que les végans ont une plus faible incidence de dépression et d’anxiété que ceux qui mangent de la viande et sont plus enclins à voir l’avenir avec optimisme.
  • Avis aux adolescents ! Les scientifiques d’Harvard ont établi un lien très clair entre la consommation de lait et l’acné.