« Bernard Arnault » reçoit une leçon d’éthique en musique, sur l’air de « Sacré Charlemagne »
Le 7 août 2024
« Bernard Arnault » reçoit une leçon d’éthique en musique, sur l’air de « Sacré Charlemagne »
PETA reprend la célèbre chanson de France Gall pour dénoncer l’hypocrisie de LVMH, qui prétend s’engager pour l’environnement tout en vendant des peaux animales extrêmement polluantes
Paris – « Qui se fiche des animaux ? Mais oui c’est Bernard Arnault ! » – clame la voix de France Gall, ressuscitée dans une vidéo parodique pour donner une leçon d’éthique au PDG du groupe LVMH, qui continue de tirer profit de la torture et du massacre d’êtres sensibles en vendant des articles en peaux d’animaux sauvages. Sur l’air de « Sacré Charlemagne », chanson iconique au sujet de la création de l’école, la voix de la chanteuse, parfaitement identifiable bien que générée par intelligence artificielle, dénonce l’hypocrisie flagrante des engagements environnementaux de LVMH, qui prévoit une formation climatique pour ses employés alors même que ses marques vendent des articles en peaux animales dont la production pollue l’atmosphère et les cours d’eau, en plus d’être extrêmement cruelle.
Dans la vidéo, Bernard Arnault est le cancre de la classe, s’obstinant à ignorer le message de l’institutrice : « Qui a eu cette idée folle, tuer des crocos pour des grolles ? C’est ce coquin de Bernard, coquin de Bernard ! Au lieu de sponsoriser les Jeux Olympiques, il ferait mieux d’arrêter de vendre des peaux exotiques, et des sacs à un million pour des ringards fanfarons ! »
« Bernard Arnault et son groupe LVMH prétendent s’intéresser au climat via de pathétiques demi-mesures, mais ils ont beaucoup à apprendre sur la manière dont les peaux animales qu’ils se bornent à utiliser polluent la planète, » déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA en Europe. « Il est plus que temps pour LVMH de tirer des leçons de ses erreurs et de passer à des cuirs végans et autres textiles innovants durables, chics et modernes. »
Comme le chante la voix de France Gall dans la vidéo, les crocodiles exploités pour que leur peau finisse en chaussures, sacs ou autres articles vendus par les marques du groupe sont « séquestrés, battus jusqu’au sang, électrocutés, écorchés vivants ». Une enquête de PETA Asie tournée dans des élevages au Vietnam qui fournissaient notamment Louis Vuitton, a révélé que des crocodiles se faisaient trancher le cou et enfoncer des tiges en métal dans la colonne vertébrale avant d’être dépecés alors qu’ils étaient encore vivants. Une enquête de PETA Asie dans les abattoirs qui fournissent LVMH en Indonésie montre des serpents gonflés avec de l’eau, frappés au marteau et coupés avec des rasoirs alors qu’ils sont probablement encore conscients. Les entités PETA ont également rendu compte de la manière dont l’industrie de la mode décapite des lézards encore conscients à la machette et étourdit électriquement des autruches avant de les égorger devant leurs congénères terrifiés.
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos vêtements », et qui s’oppose au spécisme (l’idéologie qui postule une fausse supériorité de l’humain sur les autres animaux) note que d’autres grands créateurs de mode comme Mulberry, Victoria Beckham, Chanel, Burberry, Diane von Furstenberg et Vivienne Westwood ont abandonné l’utilisation de peaux de reptiles ou d’autres animaux sauvages. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
#

