Deux Sèvres : 9000 signatures pour stopper l’expansion d’un élevage de poules

Le 1er mai 2025

Deux Sèvres : 9000 signatures pour stopper l’expansion d’un élevage de poules

Des milliers de personnes se sont jointes à PETA pour opposer la demande d’agrandissement d’un élevage cherchant à confiner plus de 320 000 poules dans un contexte sanitaire risqué

Pamproux, Deux-Sèvres – Ayant appris qu’un éleveur de poules pondeuses cherche à faire passer le nombre de poules qu’il exploite pour leurs œufs de 200 000 à 327 170 malgré l’immense risque sanitaire, plus de 9 000 soutiens de PETA et résident.es indigné.es ont signé une pétition exhortant le préfet des Deux Sèvres à rejeter la demande.

« Il serait aussi honteux que dangereux de permettre à un élevage touché par des crises sanitaires à répétition (grippe aviaire, salmonelle…) de s’agrandir, confinant encore plus de poules – ces êtres intelligents et sensibles – dans des conditions de vie intensives dans lesquelles elles ne voient jamais la lumière du jour, »  déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Alors que des images d’enquête ont révélé les maltraitances et violences que subissent les poules dans cet élevage, nous exhortons les autorités à tout mettre en œuvre pour stopper ce type d’exploitation et appelons toute personne choquée par ces mauvais traitements à devenir végane. »

En effet, une enquête de l’association L214 de 2021 a fait état de conditions sordides dans cet élevage : les poules y subissaient des coups de pieds, des coups de bâtons, certaines poules n’avaient plus de plumes et étaient privées de soins, des cadavres étaient laissés en état de décomposition avancée au milieu de leurs congénères. Cela alors que les experts et éthologues s’accordent à dire que les poules sont des animaux intelligents et sociaux, qui peuvent ressentir la douleur et la détresse au même titre que nous.

L214 - enquête dans l'élevage de poules pondeuses Pampr'œuf - 2021

La Confédération Paysanne des Deux-Sèvres s’est opposée à ce projet, inquiète des risques sanitaires dus à la grande concentration d’animaux : en février 2023, la société Pampr’œuf à Pamproux a fait euthanasier 285 090 poules pondeuses à cause de la grippe aviaire (H5N1) et en octobre 2024, les œufs issus de cet élevage ont été rappelés dans toute la France à cause d’intoxications à la salmonelle.

Si l’agrandissement était approuvé, 327 170 oiseaux seraient entassés dans deux bâtiments et se verraient refuser la possibilité de faire quoi que ce soit qui soit naturel et important pour eux, comme explorer leurs environs, se gratter, picorer pour trouver de la nourriture, construire des nids pour leur progéniture ou même accéder à la lumière du jour.

PETA souligne que les poules exploitées pour que leurs œufs soient consommés sont généralement envoyées à l’abattoir après environ 14 mois de vie confinées dans une grande promiscuité et des conditions pitoyables, cela alors qu’elles vivent naturellement jusqu’à 12 ans. Elles se font souvent épointer le bec au laser, une opération extrêmement douloureuse, et les poussins mâles – inutiles à l’industrie – sont tués dès l’éclosion, souvent gazés.

En plus d’exploiter davantage d’êtres sensibles, l’agrandissement de cet élevage (qui est situé à proximité de plusieurs zones naturelles sensibles) fragiliserait encore plus les écosystèmes environnants de par la pollution des eaux, l’érosion des sols et l’épandage de davantage de fientes, qui contiennent des nitrates et dégagent de l’ammoniac, un gaz acidifiant et irritant. Selon une injonction de l’Europe, la France doit diminuer ses émissions d’ammoniac d’ici 2030 ; ce projet va clairement à l’encontre de cette directive. À l’échelle mondiale, les élevages industriels sont parmi les principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre à l’origine de la crise climatique, il est donc absolument vital de nous éloigner de ce type d’élevage.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu, et met son « Guide du végan en herbe » gratuitement à disposition des personnes souhaitant passer à une alimentation sans produits issus d’animaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookX ou Instagram.

Contact :
Anissa Putois ; [email protected]

 

#