Une « tête de vache ensanglantée » brandie devant Sotheby’s Paris pour protester contre le cuir à la vente aux enchères du premier sac Birkin
Le 10 juillet 2025
Une « tête de vache ensanglantée » brandie devant Sotheby’s Paris pour protester contre le cuir à la vente aux enchères du premier sac Birkin
L’action macabre rappelle que chaque accessoire en cuir est fabriqué à partir de la peau de quelqu’un.
Paris – Aujourd’hui, les enchérisseurs et curieux se rendant à Sotheby’s Paris ont été accueillis par une scène choc : une militante brandissait une « tête de vache » dégoulinante de « sang » ainsi qu’une pancarte en forme de sac où l’on pouvait lire « Voici le reste de votre Birkin ». L’action coïncidait avec la vente aux enchères du tout premier sac Birkin d’Hermès, et rappelait que pour chaque accessoire en cuir, un animal sensible a été exploité et tué dans la violence et la terreur.

Des photos de l’action sont disponibles ici, ici et ici [crédit photo : Henry Vera].
« Depuis la création du premier Birkin il y a 40 ans, la science a continué de prouver irréfutablement ce que nous savions déjà : les vaches sont des individus sensibles et intelligents, qui ressentent des émotions et tiennent à leur vie comme nous tenons à la nôtre, » affirme Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Nos valeurs évoluent, la mode doit suivre, en se tournant vers les nombreux cuirs végétaux, esthétiques, éthiques et durables, pour lesquels personne n’a souffert. »
Plus d’un million de sacs Birkin ont été produits par Hermès depuis la création de ce premier article il y a 40 ans, selon des approximations. Derrière ce chiffre immense, ce sont un million d’individus sensibles qui ont perdu la vie.
Les vaches tissent des liens forts avec leurs congénères, font preuve d’impressionnantes capacités cognitives et pleurent la mort ou la séparation d’un être cher. Malgré cela, elles sont tuées et leur peau finit en accessoires en cuir plus ou moins coûteux. De nombreuses enquêtes des entités PETA ont montré les dessous cruels du cuir : des veaux traînés à terre et marqués au visage au fer rouge, des vaches frappées à coup de marteau et égorgées, et des bovins transportés par navires et hissés par une jambe par une grue pour être rudement jetés dans des camions. Le cuir est classé comme la matière la plus polluante de la mode, contribuant gravement à la catastrophe climatique, à la déforestation, à la pollution, à la contamination de l’eau et à la perte de biodiversité.
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos vêtements » rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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