Manger du poisson, c’est comme manger un chat : la campagne antispéciste de PETA refusée par les annonceurs en Bretagne

Manger du poisson, c’est comme manger un chat : la campagne antispéciste de PETA refusée par les annonceurs en Bretagne

À l’occasion de la Journée mondiale pour la fin du spécisme, PETA planifiait une campagne d’affichage percutante partout en Bretagne, première région de France pour la pêche. Mais celle-ci a été rejetée par l’entreprise publicitaire, cela alors que des publicités montrant des animaux morts voués à la consommation sont couramment affichées dans l’espace public.

L’affiche de PETA montre une poissonnière tenant un poisson mort, puis la même scène avec un chat ; le slogan interpelle : « Vous voyez une différence ? Ouvrez les yeux. Chaque animal est un individu. Devenez végan. » L’objectif ? Rappeler que la valeur d’une vie ne dépend pas de l’espèce à laquelle appartient un animal. La campagne visait à encourager les habitants à considérer les poissons comme les êtres intelligents et sensibles qu’ils sont et à opter pour une alimentation végane.

L’affiche est disponible ici et des rendus numériques de ce à quoi la campagne d’affichage aurait ressemblé sont disponibles ici et ici.

Les affiches avaient été acceptées par la régie publicitaire et devaient être érigées dans plusieurs villes bretonnes dont dans les Côtes-d’Armor, le Morbihan et en Ille-et-Vilaine. Mais l’entreprise a bloqué sa diffusion, sans fournir de motif valable. Ce visuel bouleverse car il met en lumière l’hypocrisie du spécisme qui régit notre vision des différentes espèces. Qu’il s’agisse d’un chat ou d’un poisson, chacun est un individu sensible, capable de ressentir la douleur, la peur et le stress.

« Il est absurde que nos affiches aient été refusées par l’annonceur, alors qu’elles ont vocation à sauver des vies et que des images de cadavres d’animaux servis à la consommation pullulent sur les panneaux publicitaires, » déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Ce qu’il faut rejeter, c’est la pensée spéciste qui justifie de massacrer et manger certains animaux en raison de leur espèce. Nous appelons les gens à choisir la compassion en laissant tous les animaux hors de leurs assiettes. »

PETA souligne que les poissons partagent des connaissances, ont une bonne mémoire et des traditions culturelles et peuvent ressentir la douleur, tout autant que les animaux qui partagent notre vie. Certains séduisent des partenaires potentiels en créant des œuvres d’art complexes dans le sable des fonds marins. Pourtant, les pêcheurs les arrachent à leur milieu naturel, et ils meurent étouffés, écrasés dans des filets ou éventrés sur le pont des bateaux de pêche alors qu’ils sont encore conscients. Chaque année, plus de poissons sont tués pour la consommation que toutes les autres espèces réunies. De plus, 38 millions de tonnes d’autres animaux aquatiques sont capturés involontairement chaque année, comme des dauphins, des tortues, des requins et des oiseaux marins. Lutter contre le spécisme, c’est reconnaître la volonté de vivre de tous les animaux et refuser de les réduire à de simples marchandises en adoptant un mode de vie végan, respectueux de toutes les espèces.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu. L’association met gratuitement son « Guide du végan en herbe » à disposition des personnes souhaitant faire la transition vers une alimentation végane. Pour plus d’information, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

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