Ouverture du Grand Musée égyptien : PETA Asie publie de nouvelles images choc d’un « cimetière » de chevaux et de dromadaires à proximité du musée et appelle le président du pays à agir

Le 31 octobre 2025

Ouverture du Grand Musée égyptien : PETA Asie publie de nouvelles images choc d’un « cimetière » de chevaux et de dromadaires à proximité du musée et appelle le président du pays à agir

Le Caire – En amont de l’ouverture officielle du nouveau Grand Musée égyptien le 1er novembre, PETA Asie a envoyé une lettre au président Abdel Fattah Al-Sissi pour l’alerter au sujet des nouvelles images accablantes montrant des chevaux morts (des animaux utilisés pour transporter des touristes sur les sites touristiques égyptiens) empilés dans un cimetière secret juste au-delà des murs du nouveau musée. Dans cette lettre, PETA Asie demande au président d’attribuer une partie des bénéfices du musée à la création d’un sanctuaire qui permettrait de reloger et d’accorder leur retraite aux animaux exploités pour le tourisme sur le plateau de Gizeh.

Comme le montre la vidéo de PETA Asie, le nombre de chevaux et de dromadaires qui périssent alors qu’ils sont utilisés lors de promenades près des pyramides n’a jamais été aussi élevé. Par ailleurs, les animaux sont souvent gravement émaciés et souffrent de blessures non traitées. Au cours des six dernières années, PETA a rendu compte de chevaux et de dromadaires affamés recevant des coups de pied, de poing et de fouet et contraints de transporter des humains sous un soleil de plomb, sans suffisamment d’eau ou d’ombre, puis laissés pour morts ou envoyés à l’abattoir lorsqu’ils sont trop vieux, malades ou blessés pour être considérés rentables.

Dans cette lettre, Jason Baker, vice-président de PETA Asie, exhorte le président d’Égypte à « profiter de ce moment historique pour honorer l’histoire de [son] pays et sa clémence et son progressisme infinis » et à « attribuer une partie des bénéfices du musée à la création d’un sanctuaire qui permettrait de reloger et d’accorder leur retraite à tous les chevaux et dromadaires contraints de travailler et de souffrir près des pyramides, offrant ainsi à ces êtres sensibles et complexes la chance de vivre enfin libres et heureux ».

Après avoir été contactés par les entités PETA, plus de 50 tours-opérateurs et agences de voyages (dont Airbnb, Marriott, British Airways Holidays, Abercrombie & Kent Travel Group et TCS World Travel) ont arrêté de proposer des promenades à dos de dromadaire près des pyramides de Gizeh. PETA encourage ses membres et sympathisants à exhorter les autorités égyptiennes à mettre fin à cette cruauté et à interdire l’utilisation de chevaux et de dromadaires pour divertir et transporter les visiteurs, près des pyramides et sur d’autres sites touristiques.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à leur faire subir la moindre forme de maltraitance » rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.

Contact : 

Anissa Putois ; [email protected]

 

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Le texte de la lettre envoyée au président égyptien par PETA Asie est disponible en français ci-dessous :

 

Son Excellence Abdel Fattah Al-Sissi

Président de la République arabe d’Égypte

 

Votre Excellence,

Je vous contacte au nom de l’association PETA, dont les entités ont plus de 10,4 millions de membres et sympathisants à travers le monde. Alors que l’ouverture officielle du Grand Musée égyptien, symbole de l’histoire, du talent artistique et de la grandeur immuable de l’Égypte, suscite une grande excitation, un contraste tragique se dessine juste au-delà de ses murs. Nous avons publié de nouvelles images qui dévoilent une triste vérité : le nombre de chevaux et de dromadaires qui périssent alors qu’ils sont utilisés lors de promenades touristiques près des pyramides n’a jamais été aussi élevé. Chaque jour, ils sont jetés comme de simples détritus, suscitant l’horreur du monde entier.

Cette cruauté contraste fortement avec la dignité et les merveilles que l’Égypte présente si fièrement au reste du monde. Si des millions de touristes seront attirés par le Grand Musée en raison des accomplissements culturels de votre pays, ils verront peut-être également des animaux être frappés, privés d’eau et contraints de travailler jusqu’à ce que leur corps cède, ainsi que leurs cadavres entassés juste au-delà des murs des pyramides. Une telle souffrance est dévastatrice pour les animaux et nuit à la réputation internationale de l’Égypte en tant que destination touristique de premier plan et empreinte de compassion.

Nous vous exhortons à attribuer une partie des bénéfices du musée à la création d’un sanctuaire qui permettrait de reloger et d’accorder leur retraite à tous les chevaux et dromadaires contraints de travailler et de souffrir près des pyramides, offrant ainsi à ces êtres sensibles et complexes la chance de vivre enfin libres et heureux. La création d’un tel refuge témoignerait de la grandeur morale de l’Égypte et montrerait au monde entier que la bienveillance et le patrimoine peuvent coexister en harmonie.

C’était il y a plus de six ans que PETA a attiré l’attention du public sur le sort de ces chevaux et dromadaires pour la première fois, mais ils continuent de dépérir dans la misère, jour après jour. Mais cela pourrait changer grâce à vous. Vous engagez à leur offrir une retraite en toute dignité évoquerait l’admiration du reste du monde et refléterait une compassion digne de la grandeur passée et présente de l’Égypte.

Merci pour votre temps et votre attention. Nous espérons que vous profiterez de ce moment historique pour honorer l’histoire de votre pays et sa clémence et son progressisme infinis.

Sincèrement,

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Jason Baker
Vice-président de PETA Asie