Mayenne : 9 000 signatures pour stopper l’implantation d’un élevage de poulets
Mayenne : 9 000 signatures pour stopper l’implantation d’un élevage de poulets
Des milliers de personnes se sont mobilisées aux côtés de PETA pour refuser le projet d’un élevage prévoyant d’enfermer près de 39 000 poulets dans un système intensif
Landivy, Mayenne – Pour contrer l’implantation contraire à l’éthique et l’écologie d’un élevage avicole visant à exploiter 38 000 poulets en simultané (s’ajoutant à une centaine de bovins déjà élevés sur l’exploitation), plus de 9 000 soutiens de PETA et de résidentes et résidents indignés ont signé une pétition exhortant la préfète de la Mayenne à rejeter la demande de la GAEC des Deux Provinces, à Landivy et dans ses environs.
« Permettre l’installation d’un tel élevage serait extrêmement irresponsable, tant d’un point de vue écologique que moral, et dans un contexte accru de grippe aviaire et d’autres maladies affectant les animaux élevés pour la consommation », affirme Mimi Bekhechi, présidente de la fondation PETA. « Alors que l’on ne peut plus ignorer que les élevages intensifs représentent une menace sanitaire, ravagent la planète et condamnent des animaux sensibles à une vie de souffrance, nous demandons à la préfecture de s’opposer fermement à cette soumission et encourageons toute personne choquée par ces lieux sinistres à adopter un mode de vie végane. »
Si cet élevage était approuvé, 30 000 poules pondeuses et 8 800 poulets seraient enfermés dans des bâtiments industriels, entassés les uns sur les autres (à 19 poules par m2 et 11 poulets par m2). Alors que leur espérance de vie naturelle peut dépasser 10 ans, ces animaux seraient envoyés à l’abattoir au bout de seulement 84 jours pour les poulets et un peu plus d’un an pour les poules.
Aujourd’hui, les experts et éthologues s’accordent à dire que les poulets sont des animaux intelligents et sociaux, qui peuvent ressentir la douleur et la détresse et ont certains besoins fondamentaux dont l’élevage intensif les prive entièrement : comme explorer leurs environs, se gratter, picorer pour trouver de la nourriture, construire des nids pour leur progéniture ou même accéder à la lumière du jour.
En plus de faire souffrir des individus sensibles, l’implantation de ces bâtiments d’élevage (situés à proximité de deux Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) fragiliserait les écosystèmes environnants de par la pollution des eaux, l’érosion des sols et l’épandage de fientes, qui contiennent des nitrates et dégagent de l’ammoniac, un gaz acidifiant et irritant – le site est d’ailleurs dans une zone vulnérable au titre le la directive Nitrates. Selon une injonction de l’Europe, la France doit diminuer ses émissions d’ammoniac d’ici 2030 ; ce projet va clairement à l’encontre de cette directive. À l’échelle mondiale, les élevages industriels comptent parmi les principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre à l’origine de la crise climatique, il est donc absolument vital de nous éloigner de ce type d’élevage.
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu, et met son « Guide du végan en herbe » gratuitement à disposition des personnes souhaitant passer à une alimentation sans produits issus d’animaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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