Nouvelles données : la France, plus grande utilisatrice d’animaux pour des expérimentations d’Europe

Le 10 février 2026

Nouvelles données : la France, plus grande utilisatrice d’animaux pour des expérimentations d’Europe

Des données gouvernementales tout juste publiées révèlent que des animaux ont été utilisés pour plus de deux millions de procédures dans les laboratoires français en 2024.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace vient de publier ses statistiques annuelles sur le nombre de procédures scientifiques menées sur des animaux en France en 2024. Ces chiffres glaçants révèlent que plus de deux millions de procédures ont été menées sur des animaux durant cette année. Et ces chiffres sous-estiment l’étendue réelle de la souffrance : de nombreux animaux élevés, tués ou utilisés pour des parties de leur corps ne sont pas pris en compte pour ces statistiques.

Pire encore : la France continue de s’appuyer sur des tests obsolètes sur les animaux pour évaluer la sécurité des produits alors que des méthodes non animales plus efficaces sont disponibles. La France manque non seulement de protéger les animaux, mais aussi la science. PETA appelle les politiques à agir en accord avec le souhait de la majorité de la population française, pour des méthodes de recherche n’impliquant pas d’animaux.

Le nombre total de procédures stagne (passant de 2 046 754 en 2023 à 2 041 157 en 2024), alors que d’autres pays enregistrent une baisse, faisant tristement de la France le pays d’Europe qui a effectué le plus de procédures sur des animaux pour l’expérimentation en 2024.

« Ces chiffres qui glacent le sang symbolisent la douleur et de la souffrance des chiens, des souris, des lapins, des singes et d’autres animaux dans notre pays. Mais malgré cette cruauté et le fait que l’expérimentation animale n’est pas fiable, la France continue à faire appel à des pratiques moyenâgeuses, mutilant et tuant des animaux dans le cadre de tests de toxicité obsolètes, » déclare Franziska Grein, conseillère en politique scientifique pour PETA France. « Les tests sur les animaux sont non seulement douloureux, invasifs et cruels, ils sont aussi scientifiquement ineptes et gaspillent des quantités d’argent, de temps et de ressources énormes, et qui auraient pu être investies dans une recherche plus pertinente pour les humains. »

Comme chaque année, ce sont les souris, les rats et les lapins qui souffrent dans la majorité des expérimentations menées dans les laboratoires français. Et alors que de nombreuses méthodes sans animaux ont été validées par l’Organisation de coopération et de développement économiques, la France continue de recourir à des tests pour lesquels des alternatives existent déjà. L’exemple le plus choquant reste la sensibilisation cutanée : plus de 10 000 souris et cochons d’Inde ont été utilisés en 2024 pour ces essais alors qu’ils pourraient être entièrement remplacés par des méthodes n’utilisant pas d’animaux.

Les citoyennes et citoyens français expriment très clairement leur opposition à l’expérimentation animale : 90 % sont favorables à son interdiction totale lorsqu’il existe des méthodes n’impliquant pas d’animaux. Des études publiées dans le BMJ (anciennement connu sous le nom de British Medical Journal) démontrent que 90 % de la recherche fondamentale – dont la majorité implique des expériences sur des animaux – ne conduit pas à des traitements pour les humains. Des représentants du gouvernement américain ont également admis que 95 % de tous les nouveaux médicaments qui sont efficaces et sans danger sur les animaux échouent aux essais sur les humains, soit parce qu’ils ont des effets indésirables, soit parce qu’ils ne fonctionnent tout simplement pas.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et nous n’avons pas à les utiliser pour nos expérimentations », rappelle que des lapins, souris, chiens, chats, singes et d’autres animaux sont empoisonnés, gazés, drogués, paralysés, élevés pour développer des tumeurs et, dans la plupart des cas, tués pendant ou après l’expérience, tout cela pour produire des résultats peu pertinents (et parfois préjudiciables) au cas humain.

Les scientifiques des entités internationales PETA ont élaboré le Research Modernisation Deal (ou Accord de modernisation de la recherche), une stratégie visant à promouvoir le progrès médical et scientifique et à mettre fin à l’utilisation d’animaux. Pour plus d’information sur les nouvelles statistiques publiées par le ministère, rendez-vous sur PETAFrance.com.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

 

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