Feria de Béziers : deux « nonnes » protestent contre la corrida en pleine procession de la Vierge menée par Robert Ménard

Posté le par Caroline Caulier

Aujourd’hui, la traditionnelle procession en l’honneur de la Vierge Marie avançait dans les rues de Béziers, en direction des arènes. Parmi les fidèles, deux silhouettes en habit religieux se sont discrètement glissées dans le cortège. Mais ces « nonnes » n’en étaient pas vraiment : il s’agissait de militantes de PETA venues dénoncer le lien honteux entre l’Église et la corrida. L’action visait la messe organisée par le maire de Béziers, Robert Ménard (qui évoque souvent le rapport entre la tauromachie et le catholicisme), pour ouvrir la Feria taurine de la ville. Les militantes ont déployé une pancarte sur laquelle on pouvait voir la Vierge Marie agenouillée près d’un taureau mourant, transpercé de banderilles et gisant dans une mare de sang, ainsi qu’un message : « TORTURER LES ANIMAUX EST UN PÉCHÉ. L’Église doit rompre ses liens avec la corrida. » Dénonçant clairement l’hypocrisie d’un événement qui invoque la Vierge Marie pour bénir un festival où l’on torture et massacre des êtres sensibles et innocents.

Dans un climat de confusion teinté d’étonnement, les deux fausses nonnes protestant directement devant Robert Ménard et d’autres employés de la mairie biterroise se sont fait arracher leur bannière et l’une d’elle a même été violemment poussée par le maire, qui lui a ensuite jeté la bannière au visage. Les activistes ont été menottées et détenues par les forces de l’ordre, malgré la nature pacifique de leur action.

La corrida est un péché : l’Église doit rompre ses liens avec cette cruauté

Sa Sainteté le pape François a écrit dans son encyclique Laudato Si’ que « toute cruauté sur une quelconque créature est “contraire à la dignité humaine” » et, dès le XVIe siècle, le pape Pie V a interdit les corridas parce qu’elles étaient « cruelles » et « contraires à la piété et à la charité chrétiennes ». Au cours de ces exécutions sanglantes, les taureaux sont tourmentés et poignardés avec une lance et des banderilles jusqu’à être affaiblis et sans défense. Un matador tue ensuite l’animal à l’arme blanche. Plusieurs tentatives sont parfois nécessaires et il arrive que le taureau se noie dans son propre sang lorsque ses poumons sont transpercés au lieu de son cœur. Dans certains cas, sa moelle épinière est tranchée et l’animal est paralysé mais toujours vivant lorsqu’il est traîné hors de l’arène. Ses oreilles ou sa queue sont parfois même coupées pour être conservées comme trophées.

Chaque taureau est un individu capable de ressentir la peur et la douleur, et qui tient à sa vie comme nous tenons à la nôtre. Ces êtres sensibles subissent terreur, agonie et confusion, ignorant pourquoi on les soumet à un tel supplice sans leur laisser d’issue. Aucune exception juridique, et encore moins pour un divertissement, ne devrait permettre la mise en scène de la torture d’un être sentient.

Vous pouvez agir dès maintenant

L’action s’inscrit dans une campagne internationale des entités PETA demandant à l’Église catholique de couper ses liens avec la tauromachie. Nous vous invitons à signer la pétition adressée au pape Léon XIV, chef de l’Église catholique, pour lui demander de mettre fin à la complicité de l’Église avec la corrida, une pratique sanguinaire qui n’a pas sa place lors de célébrations chrétiennes :

En France, c’est 75 % de la population qui est favorable à l’interdiction de la corrida.

Vous pouvez agir pour mettre fin à cette souffrance extrême. La loi française interdit les sévices graves sur les animaux, mais une exception est prévue dans certaines communes où ont lieu ces supplices ignobles. Ces vingt dernières années, des dizaines de ces villes ont cependant cessé d’organiser des corridas ! Parmi elles, on compte notamment Floirac, Fréjus, le Grau-du-Roi, Rodilhan et plus récemment Carcassonne.

Faites pression sur les maires des communes qui continuent cette barbarie en leur demandant d’y mettre un terme :