Fête des mères : pensons aux mères exploitées et séparées de leurs bébés pour le lait

Posté le par Anissa P

Tous les jours, d’innombrables vaches se voient arracher leurs petits, auxquels elles tiennent autant que nous aux nôtres. En cette Fête des mères, songeons à ces individus et agissons pour leur épargner les maltraitances que leur réserve l’industrie laitière.

En cette Fête des mères, PETA diffuse une nouvelle vidéo qui retrace le parcours inverse de la production de lait : du pis à la bouteille. La vidéo commence même en amont de la traite, puisqu’elle montre l’insémination forcée de la vache, l’accouchement de son veau et leur séparation, violente et douloureuse.

Il convient de rappeler une évidence bien trop souvent oubliée : les vaches doivent accoucher d’un bébé pour produire du lait, tout comme nous, femmes humaines, ainsi que toutes les autres femelles mammifères. Ainsi, l’industrie laitière est centrée sur l’exploitation, le détournement et la rupture du lien précieux qui existe entre une mère et son nouveau-né.

L’extrême détresse ressentie par une mère à qui son enfant lui est arraché est l’une des pires souffrances psychologiques que l’on peut faire subir à un être sensible, qui est capable d’attachement, d’amour, de douleur et de deuil au même titre que nous. Néanmoins, les vaches utilisées comme des machines à produire du lait subissent ce déchirement chaque année et tout au long de leur vie, avant que celle-ci ne s’achève lorsque leurs corps épuisés ne leur permettent plus une production jugée rentable. Elles sont alors transportées vers l’abattoir, suspendues et égorgées.

Les petits mâles sont inutiles à l’industrie, ils seront donc confinés dans des boxes ou à plusieurs dans des enclos sans aménagement et au sol bétonné, pour être engraissés et ensuite tués, leurs cadavres vendus en boucherie par morceau : des « blanquettes » ou « escalopes de veau ». Souvent ils vivent dans des hangars sombres, sans accès à la lumière du jour et sont privés de fer (rendus anémiques) pour que leur chair reste tendre et blanche.

Les jeunes femelles subiront le même sort que leur mère et seront ainsi vouées à une vie de confinement, d’écornage sans traitement antidouleur, d’inséminations forcées, de séparations douloureuses et de traite mécanisée… avant de rejoindre leurs frères et leur mère à l’abattoir.

Quel sort atroce pour les enfants chéris d’une mère tendre et affectueuse, qui ne pourra jamais prendre soin d’eux, leur apprendre à gambader, leur apporter du réconfort, ni même les nourrir. Le lait qu’elle produit pour eux sera mis en bouteille, en carton ou transformé en d’autres produits laitiers, et vendu à des personnes qui ne réalisent pas que leur achat a provoqué le chagrin sans fin, la souffrance insoutenable d’une mère.

Une anecdote tragique, relatée par la vétérinaire Dr. Holly Cheever, atteste des capacités cognitives impressionnantes des bovidés à travers l’exemple d’une mère vache, forcée d’effectuer un choix déchirant. Au tout début de sa carrière, cette vétérinaire avait été contactée par un éleveur au sujet d’une de ses vaches qui avait mis bas et dont le veau lui fut retiré comme c’est l’usage dans l’industrie. Néanmoins, son pis restait vide lorsqu’il tentait de lui extraire en salle de traite les près de 47 litres de lait par jour qu’elle aurait dû produire. Quelques jours plus tard, le mystère fut résolu : cette vache avait mis bas à des jumeaux et en avait caché un (dans le but de le sauver) et avait ramené l’autre à l’éleveur, tout en sachant que celui-là lui serait enlevé comme tous les autres petits qu’elle n’avait jamais pu nourrir ni élever. Chaque soir, elle retrouvait son veau caché et le nourrissait, tentant de garder au moins un de ses bébés à ses côtés. Malheureusement, une fois le second veau découvert par l’éleveur, celui-ci fut également pris à sa mère et confiné seul dans un box à veau, tout comme son frère sacrifié. Le raisonnement complexe de cette mère (qui s’était souvenu du fait que l’éleveur lui volait ses veaux et avait formulé un plan logique en conséquence) n’a pas suffi à lui permettre de protéger son petit.

En cette Fête des mères, étendons notre considération à toutes les mères en choisissant de ne pas consommer d’aliments issus de leur souffrance.

Rappelons qu’il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives facilement disponibles en supermarché et dans la restauration : du lait d’avoine, d’amande, de noisette, aux yaourts de soja, en passant par le beurre de tournesol, le fromage végétal et la crème de riz ou de coco, il y a une immense quantité d’options qui permettent d’épargner des souffrances physiques et psychologiques à des êtres sensibles et intelligents.

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