Pour de joyeuses Pâques, laissons leurs vies aux agneaux

Posté le par Marie J

Quand ils ne sont pas torturés pour la laine, les agneaux sont également victimes de l’industrie de la viande. En France, ils sont près de 4 millions à être tués chaque année. Ces doux animaux sont surtout consommés lors des fêtes religieuses (Pâques, Aïd el-Kebir, Noël, repas de baptême), et la plus grosse semaine en terme de chiffre d’affaire annuel se situe avant le dimanche de Pâques. Si cette année la crise du COVID-19 devrait mettre à mal cette industrie cruelle et morbide, nous devrions cesser totalement de manger ces êtres sensibles et affectueux.

Des bébés innocents envoyés à l’abattoir

Les agneaux tissent des liens très forts avec leur mère, qu’ils reconnaissent à sa voix. Les « agneaux de lait », c’est-à-dire qui ne sont pas encore sevrés, sont retirés à leurs mères avant l’âge de deux ou trois mois. Durant leur courte vie, certains subissent des mutilations douloureuses, comme la coupe de la queue ou la castration sans analgésiques. Ils sont ensuite abattus pour leur viande, et leurs mères continuent d’être exploitées pour leur lait, leur chair ou leur laine. Symboles d’innocence et de douceur dans la religion chrétienne, ces doux animaux subiront, comme tous les autres animaux destinés à la consommation, un transport dans des conditions épouvantables, souvent sans nourriture ni eau, et une mort terrifiante dans des abattoirs.

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Dans l’Ancien Testament, le sacrifice d’un agneau est instauré dans le contexte de la fuite du peuple juif d’Egypte, et ne devrait donc pas concerner les chrétiens. Les Evangiles utilisent cependant le terme « Agneau de Dieu » avec une majuscule afin de désigner le Christ, qui sera crucifié afin de sauver l’humanité. Cette analogie avec le petit animal innocent à la laine blanche, symbole de pureté, justifiera par la suite le sacrifice de ce dernier lors de la célébration de Pâques. Certains chrétiens s’offusquent cependant de cette pratique, rappelant que le sacrifice du Christ est intégral, et rend tout autre sacrifice, notamment celui des animaux, obsolète. (Hébreux 10, 4–10)

« Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir. » (Isaïe 1, 11)

Tuer un être innocent tel qu’un agneau va à l’encontre même du message de bienveillance et du sacrifice du Christ.

Agissez pour ces animaux – et tous les autres

Il est possible – et préférable ! – de célébrer cette fête, comme toutes les autres, sans se réunir autour du cadavre d’un être sensible et innocent, qui souhaitait vivre, tout comme nous. Vous pouvez choisir d’épargner ces doux agneaux en les laissant hors de votre assiette, et en persuadant votre entourage de faire de même.

Refuser l’exploitation des agneaux ne doit pas se faire aux détriments d’autres animaux : bannissez également la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers de votre alimentation. Choisissez une alimentation végétale, et commandez notre « Guide du végan en herbe » pour vous accompagner :

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Pour en savoir plus sur la tradition de l’agneau pascal visitez le blog Une Plume pour la Terre.