Révélations sur un important fournisseur d’animaux pour les films et la télévision

Posté le par Cyril E

Birds & Animals Unlimited (BAU) fournit des animaux utilisés dans les films, les productions télévisées et les publicités, comme Very Bad Trip, Marley et Moi, Game of Thrones, et Pirates des Caraïbes. Un témoin qui a travaillé à BAU a rapporté les preuves d’une négligence endémique : des animaux malades et blessés ne recevaient pas les traitements vétérinaires adéquats, des enclos étaient très sales et des animaux étaient privés de nourriture afin qu’ils aient faim lorsqu’ils étaient dressés à accomplir des tours.

Cette enquête de PETA États-Unis expose les conditions dans lesquelles vivent les animaux au sein d’un important fournisseur d’animaux pour les industries du cinéma et de la télévision.

Comme le révèle la vidéo, les animaux de la BAU étaient privés des soins les plus élémentaires de façon routinière. Les chiens, dont celui qui, selon des employés, avait été utilisé dans le film Palace pour chiens étaient gardés à l’extérieur et privé de couchage, même lorsque les températures sont descendues jusqu’à 6°C. Un hibou appelé Crash, qui, selon des employés, avait été utilisé dans les films Harry Potter, était enfermé dans un enclos rempli d’excréments qui n’a pas été nettoyé pendant au moins six semaines, et des pingouins qui avaient été utilisés dans Batman Returns (là encore selon des employés) étaient privés d’eau fraîche pour boire. Leur seule source d’eau était la piscine chlorée, petite et inadaptée.

De plus, les animaux de la BAU souffraient en l’absence de soins vétérinaires adéquats. Une truie âgée de 12 ans, Miss Piggy, qui selon des employés avait été utilisée dans le film Papa, la fac et moi lorsqu’elle n’était qu’un cochonnet souffraient  de plaies sanglantes et persistantes sur toute la longueur de son flanc. La responsable de la ferme a déclaré au témoin qu’elle souffrait d’un mélanome. Aucun vétérinaire n’a été appelé pour la soigner, du moins pas à la connaissance du témoin. Et Punky, un cochon dont les sabots avaient bien trop poussé est resté deux semaines sans coupe corrective après que le témoin a fait état de son problème. La personne chargée de la coupe – une personne non-qualifiée, pas un vétérinaire – a dit à la responsable de la ferme que Punky avait de l’arthrite, mais le cochon n’a reçu aucun traitement contre la douleur ou médicament pour sa pathologie et – pour autant que le témoin a pu le savoir – n’a pas été vu par un vétérinaire.

Le secret entourant les méthodes de dressage semblait être une priorité au sein de la BAU. La plupart des séances avaient lieu dans des bâtiments où seuls les dresseurs avaient accès. Mais, apparemment, après avoir reçu une plainte à propos d’un chien trop maigre, un officier de police est arrivé pour inspecter l’exploitation. La responsable a paniqué lorsqu’elle l’a appris, s’inquiétant que « trop d’informations ne soient données ». Elle s’est inquiétée que le rapport de l’officier de police soit rendu public, parce que c’est dans ce genre de situation que « PETA s’en mêle ».

BAU traîne déjà un lourd dossier (anglais) pour ce qui est de ne pas apporter aux animaux le minimum requis par l’Animal Welfare Act (Loi sur le bien-être animal, ou « AWA »). Elle a été rappelée à l’ordre à de nombreuses reprises par l’USDA (United States Department of Agriculture, ou le Département de l’Agriculture des États-Unis) pour ne pas avoir fourni de soins vétérinaires adaptés, pour ne pas avoir donné un abris aux animaux pour les protéger des intempéries, ainsi que pour ne pas avoir stocké la nourriture de façon adéquate. Elle a aussi été interpellée pour ne pas avoir placé des primates captifs dans un milieu suffisamment riche, pour ne pas avoir respecté les règles concernant l’espace minimum requis, et à cause de ses cages dégoûtantes et puantes qu’elle continuait à utiliser. PETA États-Unis a envoyé une plainte à l’USDA invoquant plusieurs violations manifestes de l’AWA d’après les preuves rapportées par le témoin.

Vous pouvez agir

Les conditions de vie au sein de la BAU qui ont été rapportées ne sont pas inhabituelles pour les animaux utilisés dans le divertissement.

Pour en savoir plus sur cette enquête, rendez-vous sur le site de PETA États-Unis (anglais), et engagez-vous à éviter de contribuer à cette pratique cruelle en choisissant de ne plus acheter de places de cinéma pour des films qui utilisent des animaux vivants.

Les animaux prisonniers des cirques en France ont besoin de vous : appelez votre maire à prendre un arrêté d’interdiction dans votre commune.

bébé élephant dressage cirquePas dans ma villeSam Haddock