Des rats écrasés dans un compresseur à ordures dans un laboratoire Charles River

Le 2 mars 2020

DES RATS ÉCRASÉS DANS UN COMPRESSEUR À ORDURES DANS UN LABORATOIRE CHARLES RIVER

Dans un laboratoire écossais de l’entreprise, des chercheurs ont écrasé des rats vivants et leur ont administré des mauvaises doses de médicaments

Paris – À la suite d’une plainte déposée par PETA Royaume-Uni, le Bureau de l’intérieur britannique (Home Office) a officiellement inspecté un laboratoire de l’entreprise Charles River et l’a sanctionné pour avoir enfreint les réglementations en vigueur sur le bien-être animal. PETA Royaume-Uni a découvert des allégations choquantes concernant l’extrême souffrance et la mort de rats sur le site d’Elphinstone, près d’Édimbourg en Écosse, après en avoir été informé par un lanceur d’alerte qui y travaillait. L’entreprise, connue pour de nombreuses atteintes au bien-être animal à l’échelle internationale, possède plusieurs sites en France, dont un à Evreux, où les animaux sont intentionnellement exposés à des radiations potentiellement dangereuses, on leur force des tubes dans la gorge et des produits chimiques leur sont appliqués sur la peau et les yeux.

En raison de la gravité des incidents signalés en Écosse, PETA Royaume-Uni exhorte le Home Office à révoquer la licence de Charles Rivers lui permettant d’expérimenter sur les animaux.

Selon le lanceur d’alerte, des employés de l’entreprise auraient écrasé environ 100 à 120 rats vivants – y compris des femelles gestantes – dans un compresseur à ordures et administré la mauvaise dose d’un composé à des rats utilisés dans le cadre d’une expérience de cancer. Ils auraient également contraint d’autres rats à inhaler un composé hautement toxique à des doses dépassant le maximum convenu, et par conséquent, une femelle en détresse s’est rongée un orteil entier. Pour plus d’informations sur les manquements au bien-être animal signalés, cliquez ici.

« Il semble clair qu’on ne peut pas faire confiance aux laboratoires Charles River pour suivre les lois minimales qui protègent les animaux dans les laboratoires, et la punition devrait correspondre à l’ampleur du manquement à la réglementation », déclare Mimi Bekhechi, conseillère en campagne chez PETA. « PETA appelle à une inspection urgente des installations de la société en France au vu de ces résultats et encourage à ce que de l’argent soit investi dans une nouvelle ère de recherche scientifique, efficace, pertinente au cas humain et sans animaux. »

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos expérimentations », souligne que peu d’expériences – aussi douloureuses ou non pertinentes soient-elles – sont interdites par la loi, et presque tous les animaux utilisés dans les tests sont ensuite tués.

PETA soutient l’utilisation de méthodes scientifiquement et éthiquement pertinentes qui protègent mieux les humains, les animaux et l’environnement. Pour en savoir plus, rendez-vous surPETAFrance.com.

 

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