Gironde : près de 9 000 signatures pour dire STOP au projet d’élevage intensif de saumons Pure Salmon

Gironde : près de 9 000 signatures pour dire STOP au projet d’élevage intensif de saumons Pure Salmon

Des milliers de personnes se sont mobilisées aux côtés de PETA, ainsi que directement sur le site du gouvernement, pour refuser le projet du tout premier élevage intensif de saumons de France

Verdon-sur-Mer, Gironde – Pour contrer le projet d’implantation contraire à l’éthique et à l’écologie du tout premier élevage intensif de saumons en France (visant à exploiter environ 3 millions de saumons par an), plus de 8 500 soutiens de PETA ont signé une pétition appelant le Président de la commission d’enquête chargée du dossier à refuser le projet de Pure Salmon. Cela s’ajoute à de nombreuses mobilisations en ligne et sur le terrain menées par d’autres associations environnementales, animalistes, ainsi que des résidents révoltés.

« Permettre l’implantation d’un élevage de saumons intensif de cette ampleur en plein cœur d’un estuaire fragile serait extrêmement irresponsable, tant d’un point de vue écologique que moral », affirme Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Les saumons, comme tous les poissons, sont des êtres sensibles, et ce système intensif les condamnerait à une vie d’enfermement dans des bassins clos, sans possibilité d’exprimer des comportements essentiels et privés de tout ce qui est naturel et important pour eux. »

Ce projet prévoit l’installation d’un élevage de saumons en système fermé terrestre, qui « produirait » environ 3 millions de saumons par an dans l’estuaire de la Gironde. Au bout de 270 jours, ils seront transférés vers une chaîne d’abattage automatisée où ils sont soumis à un étourdissement mécanique par percussion, puis immédiatement saignés et éviscérés. Aujourd’hui, les experts et éthologues s’accordent à dire que les poissons sont des êtres sensibles et intelligents ; les saumons en particulier ont une excellente mémoire et de grandes capacités d’apprentissage. Ce sont des poissons migrateurs et solitaires et ils ressentent toute la douleur, la frustration et le stress lorsqu’ils sont entassés par milliers dans des bassins artificiels.

En plus de faire souffrir des individus sensibles, l’exploitation représente une menace immense sur l’environnement : le fonctionnement du système d’aquaculture nécessitera un apport d’eau pouvant atteindre 6 500 mètres cubes par jour, soit 2,37 millions de mètres cubes par an. Cela correspond à la consommation d’une agglomération de 43 000 habitants. Par ailleurs, l’exploitation rejettera chaque année dans l’estuaire de la Gironde environ 1,7 tonne d’azote et 16,8 tonnes de phosphore, malgré les dispositifs de traitement prévus.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu, et met son « Guide du végan en herbe » gratuitement à disposition des personnes souhaitant passer à une alimentation sans produits issus d’animaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookX ou Instagram.

Contact :
Anissa Putois ; [email protected]

 

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