La « Vierge Marie » et des dizaines de « taureaux morts » lancent un appel sanglant lors des courses de taureaux

Le 5 juillet 2025

La « Vierge Marie » et des dizaines de « taureaux morts » lancent un appel sanglant lors des courses de taureaux

Pampelune, Espagne – Aujourd’hui, en amont des courses de taureaux des fêtes de San Fermín, des militants et militantes de PETA et de l’association espagnole de protection des animaux AnimaNaturalis ont recréé la Pietà (la représentation de Michel-Ange de la Vierge Marie tenant le corps de Jésus Christ) à un détail près : au lieu de tenir le fils de Dieu, la Vierge faisait le deuil d’un « taureau mort ». Des dizaines d’autres « taureaux maculés de sang » gisaient « sans vie », empilés autour d’eux et vêtus uniquement de sous-vêtements noirs et de « cornes ».

Des photos de l’action sont disponibles ici.

« Les atroces massacres de taureaux lors des fêtes de San Fermín sont incompatibles avec les enseignements chrétiens de miséricorde et de bonté », déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « La fin de ce spectacle archaïque est attendue depuis longtemps, et nous appelons les personnes compatissantes à cesser de soutenir ces bains de sang en n’assistant jamais à une corrida. »

Chaque année, des dizaines de milliers de taureaux sont abattus lors de fêtes taurines partout dans le monde, dont beaucoup sont organisées en l’honneur de saints catholiques comme Firmin d’Amiens, le saint patron de Pampelune. La doctrine de l’Église catholique affirme clairement que nous ne devrions pas « faire souffrir inutilement les animaux » et « gaspiller leurs vies ». Comme le pape François l’a mentionné dans son Laudato si’ de 2015 : « toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine ». Et pourtant, les liens de l’Église catholique avec l’exécution ritualisée des taureaux tournent les enseignements de bonté et de compassion du Christ en dérision.

À Pampelune, les taureaux sont poursuivis à travers les rues de la ville et risquent de foncer dans une barrière ou un mur, de tomber et de se briser les pattes, ou même d’entrer en collision les uns avec les autres. Dans l’arène, des hommes narguent, épuisent et poignardent ensuite chaque taureau avec une lance et des banderilles (des lances semblables à des harpons) avant que le matador transperce l’animal à bout de forces avec une épée. Sa moelle épinière est ensuite tranchée avec un couteau. Plus de 125 villes espagnoles se sont déclarées contre la corrida et en France, 75 % de la population est favorable à l’interdiction de la corrida. Par le passé, PETA Royaume-Uni a proposé 298 000 euros au maire de Pampelune pour mettre fin à la course de taureaux – une offre qui tient toujours.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements » rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookX ou Instagram.

Contact : 

Anissa Putois ; [email protected]

 

#