Lyon : PETA demande une pierre tombale pour les bovins tués dans un accident de transport

Le 6 décembre

Lyon : PETA demande une pierre tombale pour les bovins tués dans un accident de transport

L’association appelle à devenir végan pour prévenir ces incidents, bien trop nombreux

Saint Laurent de Mure – Les photos de l’autoroute jonchée de cadavres de bovins suivant un accident de la route impliquant une bétaillère transportant une cinquantaine d’animaux ont fait le tour de la toile. Des images illustrant une atrocité qui pourrait être évitée si nous arrêtions d’exploiter et de transporter des animaux comme de vulgaires marchandises. Pour faire passer ce message, PETA cherche à placer un mémorial sur le lieu de la catastrophe, en hommage aux individus qui y sont morts de manière terrifiante et douloureuse.

L’association a envoyé une lettre à M. Alain Clédière, maire de Saint Laurent de Mure, commune où a eu lieu l’incident, lui demandant la permission d’installer une pierre tombale sur l’A43 où l’on pourrait lire « En souvenir des vaches qui ont souffert et sont mortes dans un accident de camion sur cette route. Si nous étions tous végans, cela ne se serait pas produit » à côté de l’image d’une vache.

« Aux personnes choquées par les photos sanglantes de cet accident, rappelons que ces animaux étaient voués à une mort sanglante à l’abattoir », déclare Natasha Garnier, chargée de campagnes « En plus de rendre hommage aux victimes de l’accident, notre plaque commémorative rappellerait à toute personne choquée par le terrible sort de ces animaux que nous pouvons tous contribuer à prévenir ce type d’accident en devenant végan – ce qui supprimerait la nécessité de transporter des animaux vers des lieux d’engraissement ou d’abattage. »

Les accidents de la route mortels impliquant des bétaillères sont malheureusement très courants. On y voit des animaux qui ont souvent déjà souffert toute leur vie et ont enduré un long transport terrifiant et dangereux , être grièvement blessés ou tués de manière horrifiante. Les animaux élevés pour finir dans nos assiettes sont des individus sensibles, capables de tisser des liens sociaux avec leurs congénères et de ressentir la joie, la souffrance, la peur et la douleur. Pourtant ils souffrent de leur naissance jusqu’au jour où ils sont chargés dans des camions pour leur voyage terrifiant jusqu’à l’abattoir, où on les égorge, parfois alors qu’ils sont encore conscients. Peu importe qu’il s’agisse d’élevages « bios » ou labélisés, les animaux finissent à l’abattoir et ils se battent pour leur vie jusqu’à leur dernier souffle.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture », s’oppose au spécisme, l’idéologie postulant une fausse supériorité de l’humain sur les autres animaux. PETA propose gratuitement son « Guide du végan en herbe » à toutes celles et ceux souhaitant se nourrir de manière respectueuse des animaux.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

 

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