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Maine-et-Loire : des habitants et associations s’opposent à l’implantation d’un élevage de 560 veaux à Verrie

Le 16 septembre 2026

Maine-et-Loire : des habitants et associations s’opposent à l’implantation d’un élevage de 560 veaux à Verrie

Un projet d’élevage intensif qui priverait des centaines de veaux d’accès à l’extérieur suscite une forte opposition locale et une mobilisation de PETA auprès du préfet

Verrie, Maine-et-Loire – Alors qu’un projet prévoit l’implantation d’un élevage intensif de 560 veaux à Verrie, PETA a fait part de son opposition à cette exploitation par le biais d’une lettre envoyée au préfet de Maine-et-Loire, l’appelant à rejeter cette demande qui entraînerait l’enfermement permanent de centaines de jeunes animaux dans des bâtiments industriels, sans aucun accès au plein air. Des habitants mobilisés au sein du collectif Verrie Bad Trip, des élus locaux et de nombreux citoyens ont également exprimé leur opposition à ce projet, notamment à travers des pétitions, des rassemblements et des prises de position publiques.

« Autoriser un nouvel élevage intensif de veaux reviendrait à tourner le dos aux attentes croissantes des citoyens et résidents locaux en matière de respect des animaux et de protection de l’environnement », déclare Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA. « Les veaux sont des êtres sensibles qui ressentent la douleur, la peur et le stress, mais aussi le besoin de passer du temps avec leur mère, d’explorer et d’interagir avec leur environnement. Nous exhortons la préfecture à écouter les préoccupations des habitants et à refuser ce projet qui condamnerait des centaines d’êtres à une vie de privations. »

Si cet élevage était autorisé, 560 veaux (en simultané, et 1000 par an) y seraient exploités, maintenus entièrement à l’intérieur de bâtiments, répartis dans quatre tunnels d’élevage. Ils seraient élevés sur caillebotis, sans pâturage ni accès à un espace extérieur, jusqu’à leur départ pour l’abattoir. Ces jeunes bovins seraient privés de comportements essentiels à leur bien-être, comme se déplacer librement, courir, jouer, brouter ou explorer leur environnement.

Les veaux sont des animaux sociaux et curieux qui, comme tous les jeunes mammifères, ont besoin de soins, de contacts et de stimulation. Dans l’industrie de la viande de veau, ils sont généralement séparés de leur mère peu après leur naissance – alors qu’ils tissent de forts liens affectifs, comme les mères humaines et leurs bébés, et ressentent des émotions comme la peur et le stress – afin d’être élevés pour leur chair.

Au-delà du bien-être animal, ce projet suscite également de fortes inquiétudes environnementales. Installé dans le village de Verrie, au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, le projet prévoit d’utiliser 2 500 m³ d’eau par an. L’élevage produirait par ailleurs d’importantes quantités de lisier, stockées dans une fosse extérieure avant épandage sur plusieurs communes, dont Verrie, Saumur, Gennes-Val-de-Loire et Doué-en-Anjou. Ces effluents contribuent à la pollution des sols et des eaux par les nitrates et autres nutriments, ainsi qu’aux émissions d’ammoniac, un gaz polluant responsable de l’acidification des milieux naturels et participant à la formation de particules fines nocives pour la santé humaine.

La proximité du projet avec Saumur, situé à environ un kilomètre, soulève également des questions concernant les nuisances potentielles pour les riverains, notamment les odeurs, le bruit et l’augmentation du trafic lié aux transports d’animaux, d’aliments et d’effluents.

Le projet fait face à une importante contestation locale. Créé par des habitants opposés à l’élevage, le collectif Verrie Bad Trip a mobilisé de nombreux citoyens contre cette implantation et les conseils municipaux de Verrie et de Saumur ont également exprimé leur opposition au projet, faisant écho aux inquiétudes de nombreux riverains concernant le bien-être animal et l’impact sur leur territoire.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu, et met son « Guide du végan en herbe » gratuitement à disposition des personnes souhaitant passer à une alimentation sans produits issus de l’exploitation animale. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookX ou Instagram.

Contact :
Anissa Nobili ; [email protected]

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