Morbihan : plus de 15 600 signatures pour stopper l’implantation d’un élevage de poules
Le 27 juillet 2026
Morbihan : plus de 15 600 signatures pour stopper l’implantation d’un élevage de poules
Des milliers de personnes se sont jointes à PETA pour opposer la demande de création d’un élevage cherchant à confiner plus de 40 000 poules pondeuses
Crévy, Morbihan – Ayant appris qu’une éleveuse cherche à créer un élevage intensif de 40 000 poules qu’elle exploiterait pour leurs œufs, un total de 15 637 soutiens de PETA et résidentes et résidents indignés ont signé une pétition exhortant le préfet du Morbihan à rejeter la demande.
« Il serait aussi honteux qu’irresponsable de permettre l’implantation de cette exploitation, dans un contexte caniculaire qui a causé la mort de milliers de poules – ces êtres intelligents et sensibles – due aux conditions intensives dans lesquelles elles étaient élevées, » déclare Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA. « Alors qu’il n’a jamais été aussi urgent de s’éloigner des systèmes d’élevage intensifs – pour le bien de la planète, des animaux et des agriculteurs eux-mêmes – nous exhortons les autorités à tout mettre en œuvre pour stopper ce projet scandaleux et appelons les consommateurs soucieux du bien-être animal, de l’environnement et de leur propre santé à devenir végan. »
Si la création de cet élevage était approuvée, 40 000 oiseaux seraient entassés dans des conditions de vie concentrationnaires, avec seulement l’équivalent d’un carré de 30 centimètres de côté par poule. Ces animaux se verraient refuser la possibilité de faire quoi que ce soit qui soit naturel et important pour eux, comme explorer leurs environs, se gratter, picorer pour trouver de la nourriture, construire des nids pour leur progéniture ou même accéder à la lumière du jour.
PETA souligne que les poules exploitées pour que leurs œufs soient consommés sont généralement envoyées à l’abattoir après environ 14 mois de vie confinées dans une grande promiscuité et des conditions pitoyables, cela alors qu’elles vivent naturellement jusqu’à 12 ans. Elles se font souvent épointer le bec au laser, une opération extrêmement douloureuse, et les poussins mâles – inutiles à l’industrie – sont tués dès l’éclosion, souvent gazés.
En plus d’exploiter des êtres sensibles, cet élevage (qui serait situé en Zone Vulnérable, c’est-à-dire un territoire sensible aux pollutions par les nitrates d’origine agricole)entraînerait une augmentation conséquente de la pollution, etaurait un impact négatif sur la qualité de l’air, faisant encourir un risque à la santé humaine, à la faune et à l’environnement. La production de déjections est estimée à 440 tonnes par an, ce qui produira jusqu’à 17 600 kg d’azote et autant de phosphore chaque année. L’élevage produirait de grandes quantités de litière de volaille, qui serait transportée hors site et pourrait fuir ou être renversée et contaminer la zone environnante.À l’échelle mondiale, les élevages industriels sont parmi les principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre à l’origine de la crise climatique (qui contribue aux canicules et feux de forêt qui dévastent notre pays cet été), il est doncabsolument vital de nous éloigner de ce type d’élevage.
L’augmentation des canicules entraîne en outre une surmortalité dans les élevages intensifs ; lors de l’épisode de juin de cette année, environ 3 millions d’animaux sont morts dans les élevages français, notamment des poulets et principalement dans l’ouest de la France. Certains élevages ont perdu jusqu’à 10 000 oiseaux en une nuit (par exemple dans les Côtes d’Armor).
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture » rappelle que chaque animal est un individu, et met son « Guide du végan en herbe » gratuitement à disposition des personnes souhaitant passer à une alimentation sans produits issus d’animaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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