Pas-de-Calais : PETA réclame un mémorial pour les 8 500 poulets morts de la canicule dans un élevage industriel à Saint-Hilaire-Cottes
Le 29 juillet 2026
Pas-de-Calais : PETA réclame un mémorial pour les 8 500 poulets morts de la canicule dans un élevage industriel à Saint-Hilaire-Cottes
L’association exhorte chacune et chacun à adopter un mode de vie végan afin d’éviter que cette hécatombe – qui a touché toute la France – ne se répète.
Saint-Hilaire-Cottes – Dans un contexte de vagues de chaleur récurrentes et suivant la mort de 8 500 poulets dans un élevage intensif frappé par la canicule (qui comptait plus de 20 000 poulets), PETA demande l’installation d’une plaque commémorative en leur mémoire afin de rappeler que ces animaux n’étaient pas de simples chiffres dans un bilan agricole, mais des êtres sensibles qui ont souffert et sont morts dans des conditions atroces. En plus de rendre hommage à ces individus (ainsi qu’à ceux qui ont survécu, seulement pour être abattus dans la terreur peu de temps après) le mémorial inviterait également les personnes choquées par ce drame à adopter un mode de vie végan pour prévenir ces catastrophes évitables.
L’association a envoyé une lettre à Bernadette Lecocq, maire de Saint-Hilaire-Cottes, commune dans laquelle est situé l’élevage intensif, lui demandant la permission d’installer un mémorial à proximité, où l’on pourrait lire « In Memoriam. En souvenir des poulets morts de la canicule dans une exploitation voisine » et « Devenez végan » à côté de l’image d’un poulet.
« Ces 8 500 poulets sont morts parce qu’ils étaient prisonniers d’un système qui les traite comme des marchandises plutôt que comme des individus capables de ressentir la douleur, la peur et le stress », déclare Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA. « Leur mort n’est pas un accident : c’est la conséquence prévisible d’un modèle d’élevage industriel incompatible avec un climat qui se réchauffe rapidement. Continuer à développer l’élevage intensif dans un monde frappé par des canicules records est une absurdité sans nom. Pour les animaux, pour nous et pour notre planète, il est urgent de passer à une production alimentaire végétale. »
S’ils n’avaient pas succombé à une chaleur insupportable dans un hangar surpeuplé, ces poulets auraient été entassés dans des camions, transportés sous des températures extrêmes jusqu’à l’abattoir, avant d’y être tués. Leur destin était une mort dans la souffrance, qu’elle survienne dans le hangar ou sur la chaîne d’abattage.
L’élevage est lui-même un des principaux contributeurs au dérèglement climatique, notamment par ses émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus meurtrières, la réponse politique consiste encore à soutenir l’expansion de l’élevage intensif plutôt qu’à engager une véritable transition alimentaire vers une production végétale. Comme si cela ne suffisait pas, face au nombre colossal de cadavres, les autorités ont autorisé leur enfouissement sur les exploitations lorsque les filières d’équarrissage étaient saturées, ce qui pose de graves risques sanitaires et environnementaux.
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture », rappelle que chaque animal est un individu et souligne que les poulets ne sont pas des machines à produire de la viande. Ils reconnaissent leurs congénères, communiquent entre eux, résolvent des problèmes et éprouvent des émotions. Pourtant, dans les élevages industriels, ils vivent parqués les uns contre les autres, sont souvent privés de soins vétérinaires et meurent de chaud, de maladies ou violemment à l’abattoir. L’association propose gratuitement son « Guide du végan en herbe » à toutes celles et ceux souhaitant se nourrir de manière respectueuse des animaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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