Photos : des porcelets pourrissent dans des élevages liés à un fournisseur de jambon de Parme vendu en France
Photos : des porcelets pourrissent dans des élevages liés à un fournisseur de jambon de Parme vendu en France
De nouvelles images choquantes publiées par le groupe de protection des animaux italien Essere Animali montrent des porcelets se languissant dans des conditions déplorables dans 11 élevages intensifs situés en Lombardie et en Vénétie. Selon le groupe, ces élevages auraient des liens avec l’abattoir de Levoni, l’un des plus grands producteurs de charcuterie d’Italie. Le jambon de Parme et d’autre produits carnés de Levoni sont exportés vers de nombreux pays, y compris la France, où ils sont vendus en restaurant et en épicerie fine.
Les images (disponibles ici ; crédits : Essere Animali) montrent des truies confinées dans des cages et les corps ensanglantés de leurs porcelets en train de pourrir dans des enclos contenant des bébés vivants. Les images montrent également des cochons avec des hernies abdominales, des lésions, des ulcères et des abcès douloureux et non traités. Une infestation de vers et de cafards a également été repérée à proximité des enclos des animaux, y compris près de leurs mangeoires.

Crédits : Essere Animali.
« Ces images devraient choquer toute personne décente qui les voit. Elles témoignent du fait que derrière chaque tranche de jambon de Parme et chaque autre produit carné se cache un individu sensible qui a enduré une négligence et une maltraitance épouvantables dans l’industrie de la viande actuelle, » affirme Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Le seul moyen pour les consommateurs et consommatrices d’éviter de contribuer à la souffrance systémique des animaux dans les élevages est de garder les animaux hors de leur assiette et de choisir les options véganes disponibles à grande échelle. »
La cruauté a officiellement été signalée aux autorités locales par Essere Animali. PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture », soulève que, de nos jours, les employés dans les élevages industriels taillent ou broient régulièrement les dents des porcelets et leur coupent la queue sans utiliser d’antidouleurs. Avant qu’elles mettent bas, les mères comme celles vues sur les images sont confinées dans des cages de mise-bas si étroites qu’elles ne peuvent même pas se retourner, et encore moins satisfaire leur forte envie de construire un nid, comme elles le feraient dans la nature. Elles sont fécondées à répétition de force et chaque portée de porcelets leur est arrachée après quelques semaines seulement pour être transportée vers des enclos d’engraissement puis envoyée à l’abattoir.
PETA propose un « Guide du végan en herbe » gratuit (disponible ici) pour ceux souhaitant effectuer la transition. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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