Rosières-en-Santerre : abattre des pigeons à la carabine « est aussi inhumain que de tirer sur des chiens » écrit PETA

Le 28 mai 2026

Rosières-en-Santerre : abattre des pigeons à la carabine « est aussi inhumain que de tirer sur des chiens » écrit PETA

Alertée au fait que la commune s’apprête à procéder à l’abattage de ses pigeons par tirs, l’association cherche à afficher une campagne pour appeler à la compassion envers ces « toutous avec des ailes » et écrit au maire, Guillaume Ancelet.

Rosières-en-Santerre, Somme – Ayant appris que les autorités municipales s’apprêtent à faire mener des abattages d’environ 200 à 300 pigeons de la ville par armes à air comprimé, PETA a envoyé une lettre urgente à Guillaume Ancelet, maire de la commune, lui demandant de renoncer à cette méthode cruelle et contestable. L’association cherche également à faire placer une campagne de sensibilisation soulignant que les pigeons sont « comme des toutous avec des ailes » dans la commune.

Sky puppies

Sur l’affiche on peut apercevoir un pigeon à tête de chien appelant à la compassion envers ces oiseaux des villes. « Les pigeons : comme des toutous avec des ailes » peut-on lire à côté de l’animal, avec un rappel « Seule une personne spéciste les traiterait différemment ». Le spécisme est la fausse idéologie qui affirme la supériorité de certaines espèces par rapport à d’autres, pour justifier l’exploitation et la souffrance de ces animaux, malgré leurs capacités similaires à ressentir et leur intérêt à vivre libres.

« Dans leur capacité à ressentir la joie, la douleur, l’amour et la peur, les pigeons ne sont […] pas si différents de nous, ni des animaux qui partagent nos foyers. [Ces oiseaux] sont souvent victimes de préjudices sans fondement, alors qu’ils sont sensibles, sociables et très intelligents, » écrit Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe, dans sa lettre au maire. « Les soumettre à un abattage à la carabine est aussi inhumain que de tirer sur des chiens ou des chats errants. »

PETA rappelle que les opérations de « destruction » de ces animaux n’ont aucune utilité à long terme puisque les espèces se reproduisent plus rapidement plus on les élimine, et que d’autres individus viennent entre-temps prendre la place de leurs congénères tués. De bien meilleures solutions existent pour limiter la prolifération des animaux liminaires dont les pigeons, qui sont éthiques et bien plus efficaces. Cela inclut des modifications de l’environnement pour le rendre moins attractif à ces animaux, la mise en place d’interdiction de nourrir les pigeons dans certains lieux et l’installation de pigeonniers dans des lieux spécifiques, dont des pigeonniers contraceptifs.

Dans sa lettre, PETA prône la coexistence pacifique avec ces êtres doués de sensibilité et rappelle que les pigeons « excellent au test du miroir, censé mesurer la conscience de soi, et peuvent compter et apprendre les lettres de l’alphabet », qu’ils sont également capables de reconnaître différents visages humains et qu’ils se mettent en couple pour la vie.

L’association conclut : « En cette époque où la cause animale importe de plus en plus à la population, nous vous prions de bien vouloir annuler ces opérations contestées et vous tourner vers des solutions non-violentes et qui auront de bien meilleurs résultats à long-terme. »

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à leur faire subir la moindre forme de maltraitance », rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookX ou Instagram.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

 

#