Sarlat renomme ses rues : PETA propose la « rue du Faux Gras »

SARLAT RENOMME SES RUES : PETA PROPOSE LA « RUE DU FAUX GRAS »

Le groupe promet d’offrir un délicieux foie gras végétal à tous les habitants de la rue rebaptisée si sa proposition est validée

Paris – La capitale du Périgord noir renomme ses rues avant l’arrivée de la fibre optique, et parmi les idées qui fusent, PETA fait part d’une proposition originale. L’association suggère qu’une des rues de Sarlat-la-Canéda soit baptisée « rue du Faux Gras », soulignant par ce biais que l’heure n’est plus à la cruauté.

Le foie gras provient d’oies et de canards voués à une vie de souffrance, et à une mort violente. Ces oiseaux subissent un gavage extrêmement douloureux et terrifiant plusieurs fois par jour : ils se font enfoncer un tube métallique au fond de la gorge par lequel sont déversées d’énormes quantités de céréales afin que leurs foies deviennent malades et distendus. Ces méthodes sont si violentes qu’un million de ces palmipèdes succombent au gavage chaque année. Certains souffrent de blessures au cou et d’autres deviennent si malades qu’ils ne peuvent plus se déplacer. À la fin de cette courte existence que l’on dirait sortie d’un film d’horreur, ils sont transportés vers l’abattoir, suspendus la tête en bas et égorgés.

« À l’heure où Sarlat se prépare à recevoir l’Internet à très haut débit, la ville a l’occasion de s’accorder à l’air du temps en reconnaissant que la cruauté envers les animaux qu’implique la production de foie gras n’a pas sa place aujourd’hui », déclare Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France. « De plus en plus de personnes se détournent de ce produit archaïque, et ce n’est pas surprenant : en 2018, qui souhaite vraiment consommer l’organe gras et enflé d’un oiseau malade ? »

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser comme nourriture », souligne que de plus en plus de pays et d’états interdisent la production et la vente de foie gras, prouvant sans aucun doute que le foie gras n’a pas d’avenir et qu’il est grand temps de s’en défaire. L’association s’engage à envoyer un succulent foie gras végan à tous les résidents de la nouvelle « rue du Faux Gras » si cette proposition est validée par la ville.

Les personnes intéressées par un mode de vie respectueux des animaux, de l’environnement et de leur santé peuvent télécharger un exemplaire du « Guide du végan en herbe » gratuit de PETA ou se rendre sur PETAFrance.com pour plus d’informations.

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Lettre de PETA à Jean-Jacques de Peretti, Maire de Sarlat-la-Canéda 

Mairie de Sarlat-la-Canéda

1, place de la Liberté

CS 80210

24206 Sarlat-la-Canéda CEDEX

 

Monsieur le Maire,

Je vous écris de la part de PETA, avec une proposition de nom de rue qui mettra Sarlat en valeur tout en l’inscrivant dans la modernité. Alors que s’opère une prise de conscience grandissante de la cruauté inhérente à la production de foie gras de la part du public français et international, nous vous proposons de baptiser une rue de la ville « la rue du Faux Gras ». Si cette proposition est validée par la municipalité, nous nous ferons un plaisir d’offrir du délicieux foie gras végétal à tous les résidents de la rue en question.

Le faux gras est plein de saveurs et a une texture comparable au foie gras sans causer la moindre souffrance animale. Par contraste, l’exploitation d’oies et de canards pour la production de foie gras implique d’immenses souffrances pour ces êtres sensibles. Ces oiseaux subissent un gavage extrêmement douloureux et terrifiant plusieurs fois par jour : ils se font enfoncer un tube métallique au fond de la gorge par lequel sont déversées d’énormes quantités de céréales afin que leur foie devienne malade et enflé. Ces méthodes sont si violentes qu’un million de ces palmipèdes succombent au gavage chaque année. Certains souffrent de blessures au cou et d’autres deviennent si malades qu’ils ne peuvent plus se déplacer. À la fin de cette courte existence que l’on dirait sortie d’un film d’horreur, ils sont transportés vers l’abattoir, suspendus la tête en bas et égorgés.

Sarlat a la possibilité de s’accorder à l’air du temps marqué par une évolution des mentalités vers un réel respect des animaux, tout en préservant son caractère unique et en respectant son patrimoine historique.

Je vous prie de me tenir au courant de votre décision et d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de ma considération la plus distinguée.

 

Anissa Putois

PETA France