Une militante lyonnaise toujours retenue en garde à vue 24h après une action pacifique en marge du défilé Hermès
Le 5 octobre 2025
Une militante lyonnaise toujours retenue en garde à vue 24h après une action pacifique en marge du défilé Hermès
La militante de PETA était l’une des « policières » arrêtées devant la Garde Républicaine après avoir protesté contre l’utilisation continue des peaux ‘exotiques’ par la maison de luxe
Lyon – Natasha Garnier, 36 ans, lyonnaise et militante de PETA est retenue en garde à vue depuis presque 24h après l’organisation d’une action pour la cause animale hier, en dehors du défilé Hermès de cette Semaine de la mode parisienne. Elle était l’une des quatre militantes de PETA déguisées en policières qui ont fait irruption en voiture devant la Garde Républicaine où se tenait l’événement pour dénoncer la cruauté des peaux d’animaux sauvages utilisées par la marque.
En faux uniformes, elles ont brandi des pancartes où était écrit « Hermès : STOP aux peaux ‘exotiques’ » et « Tuer pour s’habiller : délit de cruauté ». Deux d’entre elles sont grimpées sur le toit du véhicule, interpellant la maison par des slogans scandés au mégaphones, tel que « Animaux victimes : voler leur peau est un crime » ou encore « Hermès, la cruauté n’est pas chic ! ». Elles ont été rapidement interpellées par la police et détenues. Les trois autres militantes ainsi que le conducteur du véhicule ont été relâchés mais Natasha reste encore en garde à vue, presque 24h après les faits et ayant passé la nuit au commissariat du 13ème arrondissement de Paris.
Des photos de l’action sont disponibles ici, ici, ici et ici [crédit photo : Cédric Deligne] et une vidéo est disponible ici.
« Notre militante est toujours en garde à vue depuis presque cinq heures pour avoir organisé une action pacifique en marge du défilé Hermès pour interpeler la marque sur son utilisation continue de peaux ‘exotiques’ cruellement obtenues », déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Ce ne sont pas celles et ceux qui dénoncent la cruauté de manière non-violente qui devraient être punis, mais bien les responsables de cette souffrance : les marques qui font écorcher et tuer des animaux sensibles pour des accessoires de mode. »
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos vêtements » rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.
Contact :
Anissa Putois ; [email protected]
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Des enquêtes – dont une vidéo de l’association australienne Kindness Project, tournée dans des élevages intensifs appartenant à Hermès – dévoilent toute l’horreur que subissent les reptiles confinés, charcutés et tués pour leurs peaux. On y voit des crocodiles parqués à l’étroit dans des enclos et cages lugubres, traînés, mutilés et poignardés avec un tournevis. En décembre dernier, une nouvelle enquête de PETA Asie a révélé que des milliers de crocodiles élevés pour leur peau passaient leur vie dans des bassins sales et exigus dans un élevage en Thaïlande. Un crocodile avait été vu en train de bouger pendant 23 longues minutes après qu’un employé a plongé une lame en métal dans son cou.
Récemment, des experts environnementaux ont exprimé des inquiétudes quant au fait que des cultures sont irriguées avec des eaux usées provenant d’une ferme d’élevage de crocodiles en Australie appartenant à une filiale d’Hermès, dont la concentration en E. coli est bien supérieure à la valeur seuil fixée par son permis de protection de l’environnement.
PETA souligne qu’il faut trois crocodiles pour produire un seul sac Hermès et que de nombreux créateurs de mode comme Victoria Beckham, Karl Lagerfeld, Mulberry, Paul Smith, Chanel et Stella McCartney ont bannit les peaux exotiques de leurs collections.

