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« Pam, Honestly » (Pam, en toute franchise), colonne du magazine Jane Pamela Anderson et les droits des animaux

Il y a quelques années, j'ai assisté aux World Music Awards à Monte Carlo en tant qu'invitée d'honneur du Prince Albert, le fils de Grace Kelly. Après la cérémonie, un dîner était servi à l'Hôtel de Paris, dans la grande salle de réception qui avait été excessivement décorée. Il était si tard, même pour les Européens, que tout le monde était affamé. Mais lorsque le serveur, tout mignon dans sa veste blanche, a posé les assiettes devant nous, ma faim a disparu. Il y avait d'énormes morceaux de viande venant d'espèces d'animaux tellement différentes qu'on aurait pu appeler cela l'« assiette de l'arche de Noé » ! J'ai demandé discrètement au Prince Albert si on pouvait m'apporter un plat végétarien. « Oui, bien sûr », m'a-t-il répondu. C'est alors que je me suis souvenue du protocole qui interdit à quiconque de commencer à manger avant l'invité d'honneur. Oh, non ! J'étais horrifiée quand j'ai compris ce que cela signifiait pour moi. Les minutes passaient lentement et je devais dire quelques mots aux invités affamés. J'ai alors expliqué que je ne mangeais pas de porc pour la seule raison qu'ils sont plus intelligents que les chiens, que j'évitais de manger du poisson parce que l'étouffement est une horrible façon de mourir, et que le poulet était hors de question car ils sont tellement tassés dans leurs cages qu'ils deviennent fous et doivent s'entre-tuer pour avoir suffisamment de place pour s'asseoir. Les célébrités ont incliné la tête, gênées, mais compatissantes. Pour essayer de détendre l'atmosphère, je me suis tournée vers mon compagnon de table, Dan Mathews de PETA, en plaisantant maladroitement : « Je suis étonnée de voir que Dan ne soit pas entrain de prendre la viande dans vos assiettes pour reconstituer la vache et vous montrer à quoi elle ressemblait » !

La passion qui m'a poussée à défendre mes convictions ce soir-la sur la Côte d'Azur m'est venue pour la première fois sur l'île de Vancouver lorsque j'étais encore une petite fille. Cela s'est passé dans la cabane derrière notre maison, peu de temps après que mon père était revenu de la chasse. Cette scène me revient en tête comme le ferait un film d'horreur. J'ai ouvert la porte de la cabane. Il y avait un magnifique daim. Sa fourrure était couverte de sang. Il était suspendu la tête en bas et ses grands yeux ressemblaient à des billes noires et froides. J'ai hurlé. Mon père a essayé de me calmer en disant que c'était juste un animal. Quand j'ai réalisé qu'il l'avait volontairement tué, j'ai pleuré encore plus. Il n'est jamais retourné à la chasse, et je me suis fait la promesse, à partir de ce jour, que je protégerais toujours les animaux. Quand j'ai réalisé que les hamburgers ne poussaient pas dans des « champs de hamburgers », comme les publicités du célèbre McDonald le font croire aux enfants, mais qu'ils venaient de vaches qui meuglent sous le choque de l’électrocution fatale, je suis devenue végétarienne et j'ai commencé à faire des économies pour rejoindre PETA, un groupe qui est toujours apparu dans la presse comme le protecteur des animaux, contre toute attente.

Puis la série Alerte à Malibu est arrivée. Pour la promo de la série, j'ai fait une apparition à un salon de voiture à Dallas où j'ai signé des autographes. Le premier jour, il y avait du grabuge sur l’espace réservé par General Motors ; une manifestation de PETA protestait contre les « crash-tests » secrets effectués par cette société et impliquant des cochons, des chiens et des lapins. Le reste du show, j'ai signé des autographes en écrivant un message pour le boycott de GM (depuis, la société a arrêté d'utiliser des animaux). Dès que je suis rentrée chez moi, j'ai écrit une lettre : « Chère association PETA, je suis actrice dans la série télévisée Alerte à Malibu et, pour une quelconque raison, la presse s'intéresse à tous les aspects de ma vie privée. Je souhaiterais qu'on se tourne vers ce qui a vraiment de l'importance pour moi : les droits des animaux. »

J'ai finalement été contactée pour le casting dont j'ai toujours rêvé : apparaître nue dans le blizzard sur un panneau d'affichage de PETA dans Times Square. Le slogan était « Give Fur the Cold Shoulder » («Ignorez la fourrure»). J'ai pris un vol de nuit alors que j'étais enceinte de sept mois pour lancer cette campagne à Manhattan, où je suis choquée de voir que certains couturiers font encore des animaux les victimes de la mode. Je leur ai écrit pour leur dire : « Les renards et les chinchillas sont électrocutés par voie anale, les castors sont noyés dans des pièges aquatiques et les visons reçoivent des injections de désherbant ou se font briser le cou, et tout cela uniquement pour un manteau vulgaire qui vous fait ressembler à Bigfoot ! Pourquoi ? » Allez mesdames, il est temps d'enlever ces poils hideux de votre dos, autrement dit, d'enlever votre manteau de fourrure !

Peu de temps après, j'ai fait des publicités amusantes pour Iceberg, dont j'adore les vêtements. Mais il y a eu un problème. Ils voulaient que je pose dans une robe en cuir. Bien qu'il aurait été plus simple d'éviter ce problème, je me suis renseignée sur la façon dont les animaux sont tués pour leur peau : les vaches, conscientes, sont suspendues la tête en bas, puis on leur coupe les sabots et les babines et on leur retire la peau pour le cuir ; les alligators sont battus à mort avec des battes de baseball dans des fermes miteuses de Floride ; et les serpents encore vivants ont souvent la tête clouée à un arbre avant d'être ouverts de haut en bas. J'ai dit à Iceberg que je ne poserais pas dans des vêtements en peau d'animal. Ils m'ont alors fabriqué une superbe tenue en simili cuir, mais lorsque j'ai appris qu'on pouvait la trouver dans les magasins uniquement en cuir, je leur ai dit que je ne la porterais pas non plus. Appelez-moi la diva végétalienne ! Pour finir, ils sont revenus avec plein de beaux vêtements, et aucun n'était fabriqué avec de la marchandise volée ! En fait, de nombreux couturiers proposent de superbes vêtements qui ne sont pas conçus à partir d'animaux. Vous pouvez les voir sur le site PleatherYourself.com.

Quand j’étais jeune, l'une de mes grandes influences (avec Charo) était la défunte Linda McCartney qui ne s'est pas seulement servie de son statut de célébrité pour protéger les animaux, mais a aussi élevé ses enfants dans le respect des animaux. À ma façon, j'essaie d'imiter son activisme. Par exemple, j'essaie de convaincre mes enfants de ne pas consommer de produits laitiers en plaisantant sur le fait que le beurre vient du derrière de la vache. L'un des moments les plus importants de ma vie fut lorsque Sir Paul m'a remis en personne le « Linda McCartney Memorial Award » ! J'ai aperçu sa fille, Stella, une étonnante styliste qui n'utilise pas de peaux et refuse de laisser les chasseurs de renards entrer dans sa propriété anglaise, en train de me regarder et d'applaudir de tout son cœur ! Et pendant le grand dîner mondain qui a suivi cette cérémonie des récompenses, je n'avais pas à me soucier de renvoyer mon assiette en cuisine car elle était végétarienne. J'envoie ces recettes au Prince Albert.

Pour plus d’informations, visitez le site PETA.com ou le site GoVeg.com.


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