Comment savoir si un refuge pour animaux est authentique ?

Posté le par Marie J

Quand vous entendez le mot « sanctuaire », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Un havre sûr, sécuritaire et confortable ? Pour les animaux, un sanctuaire est tout cela – ou du moins, il devrait l’être.

Il existe de véritables sanctuaires d’animaux réputés pour aider les animaux. Cependant, de nombreuses installations qui prétendent être des sanctuaires – comme les zoos délabrés, certains parcs fauniques, les centres de reproduction et d’autres « attractions » avec animaux – sont en fait des prisons qui exploitent dans le but de faire de l’argent. Leur but est de tirer profit des visiteurs (dont la plupart sont des gens bien intentionnés qui veulent aider les animaux), et ils soumettent les animaux à des conditions épouvantables.

© Jo-Anne McArthur / We Animals

Nous avons rassemblé quelques conseils pour déterminer si un établissement qui prétend être un sanctuaire est authentique ou non :

  1. Renseignez-vous pour savoir si l’établissement est accrédité

Les entreprises qui exploitent des animaux décrivent généralement leurs installations comme étant « éthiques » dans leur matériel publicitaire et promotionnel. Une façon d’éviter de tomber dans le piège de telles allégations trompeuses est de vérifier si l’établissement est accrédité par la Fédération mondiale des refuges pour animaux (GFAS). Cette organisation exige des sanctuaires membres qu’ils observent un code d’éthique strict et respectent les normes de bien-être animal. Ils n’élèvent ni ne vendent jamais d’animaux, et ils permettent aux animaux exotiques sauvés de vivre le reste de leur vie dans des habitats paisibles, spacieux et naturels avec des membres de leur propre espèce.

  1. Vérifiez les heures de visite

Les véritables sanctuaires sont susceptibles d’avoir des heures de visites publiques limitées afin d’éviter tout impact négatif sur les animaux. Généralement, ils ne sont ouverts que certains jours et à certaines heures, et vous devrez peut-être réserver votre visite à l’avance. Vérifiez les heures de visite sur le site Web de l’établissement ou téléphonez pour savoir ce qu’il en est, et si les visites ne sont pas strictement limitées, évitez-les.

  1. Examinez les réseaux sociaux de l’organisation

La vérification des comptes sur les réseaux sociaux est un excellent moyen de se renseigner sur les pratiques des organismes avant de planifier une visite. Regardez les images qu’ils affichent pour vous assurer qu’ils ne forcent pas les animaux à exécuter certaines choses, qu’ils ne les enchaînent pas ou qu’ils ne promeuvent pas d’autres formes de cruauté, comme permettre aux visiteurs de toucher les animaux, de prendre des selfies avec eux ou de les monter. Si un établissement n’a pas de présence dans les réseaux sociaux, recherchez simplement son nom et son emplacement pour voir si les visiteurs y ont affiché des photos qu’ils auraient prises là-bas.

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  1. Vérifiez comment les animaux sont hébergés

Les sanctuaires dignes de confiance s’efforcent de reproduire l’habitat naturel d’un animal. Les enclos exigus aux sols de béton et des clôtures grillagées sont des drapeaux rouges. Les animaux devraient partager leur espace avec des partenaires appropriés qui peuvent leur fournir de la compagnie et une stimulation émotionnelle. Évaluez s’ils ont suffisamment d’espace pour adopter des comportements naturels pour leur espèce, comme la course, la natation ou l’escalade. Les enclos devraient également être propres et tous les animaux devraient pouvoir avoir accès à de l’eau potable propre et fraîche tout au long de la journée.

  1. Évitez les installations qui permettent aux visiteurs de toucher les animaux

Un sanctuaire devrait être un lieu sûr où les animaux peuvent jouir d’une vie aussi proche que possible de la nature, et non un endroit où les humains peuvent les toucher, les câliner ou avoir un contact extrêmement étroit avec eux. Aucun sanctuaire animalier digne de confiance ne permet une interaction directe entre les visiteurs et les animaux, et cela inclut la pose pour les photos. De telles interactions sont perturbatrices et effrayantes pour les animaux – et mettent en danger à la fois les animaux et les visiteurs.

Par exemple, dans certains simulacres de sanctuaires, on réveille à maintes reprises ou on maintient éveillés des jeunes fauves pour qu’ils puissent servir d’accessoires dans les photos des touristes, même si, dans leur environnement naturel, ils dorment environ 20 heures par jour. De nombreux faux sanctuaires d’éléphants permettent aux visiteurs de monter à dos d’éléphant et de les baigner, en plus de les forcer à « peindre » ou à se produire en spectacle.

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  1. Renseignez-vous sur le type de stimulation fournie

Les animaux devraient se voir offrir de multiples possibilités de stimulation physique, comme de larges structures où les chimpanzés peuvent grimper, des étangs ou des bassins où les ours peuvent se baigner et s’éclabousser, et de grands champs pour le pâturage. L’objectif de la stimulation est d’assurer le confort des animaux et non de créer une scène attrayante pour les visiteurs, comme c’est le cas pour la plupart des installations à but lucratif.

En plus de la stimulation physique, les besoins émotionnels des animaux devraient être une priorité absolue. Les animaux devraient être placés avec des compagnons compatibles de la même espèce, car cela leur permet d’utiliser leurs capacités sociales naturelles pour former des relations, des troupeaux et des meutes. Dans beaucoup de véritables sanctuaires, les résidents animaliers agissent comme des compagnons « réhabilitateurs » qui enseignent aux nouveaux arrivants qui ont été maltraités comment reprendre contact avec leur instinct et s’adapter à leur nouvel environnement.

  1. Ne tombez pas dans le piège des revendications de conservation

De nombreuses compagnies prétendent soutenir la conservation des espèces afin d’attirer les clients. La meilleure façon d’éviter de tomber dans ce piège est de faire confiance à votre intuition et de penser logiquement : un véritable sanctuaire qui a l’intention de relâcher des animaux dans la nature leur permettrait-il d’entrer en contact étroit avec les humains ?

Tout établissement qui élève des animaux ou les achète à des éleveurs n’est pas un sanctuaire. Sous le couvert de la « conservation », certains établissements font des croisements consanguins entre tigres du Bengale afin de faire naître des tigres blancs – qui souffrent de multiples problèmes de santé graves – alors qu’en réalité, ils font cela parce que les tigres blancs rapportent le plus d’argent aux pseudo-sanctuaires et autres exposants d’animaux. Mais les véritables sanctuaires savent que la reproduction ou l’achat d’animaux pourrait épuiser leurs ressources déjà limitées, qui devraient être consacrées au sauvetage et à la protection des animaux dans le besoin.

  1. Méfiez-vous des projets de bénévolat

C’est une chose formidable que beaucoup de gens veulent aider les animaux directement en faisant du bénévolat à l’étranger ou dans un sanctuaire local, et de nombreux sanctuaires offrent des programmes de bénévolat qui profitent grandement aux animaux concernés. Mais participer à des projets de bénévolat menés par de faux sanctuaires ne fait que mettre plus d’argent dans les poches des exploiteurs d’animaux.

Manipuler des animaux malades, blessés ou psychologiquement perturbés par leur situation antérieure et/ou leur déménagement au sanctuaire nécessite une expérience professionnelle approfondie et des compétences très spécifiques que la plupart des bénévoles ne possèdent pas. Les chefs de programme responsables recrutent des bénévoles ayant des compétences moins spécifiques pour des projets tels que l’amélioration de l’habitat ou la collecte de données, qui profitent aux animaux sans nécessiter de contacts humains inutiles.

  1. Examinez comment les animaux sont acquis

D’innombrables animaux sont abandonnés par des individus qui ne peuvent pas leur fournir les soins adéquats – ainsi que par les cirques, les zoos délabrés, les laboratoires et d’autres industries d’exploitation. Les sanctuaires fournissent aux animaux un foyer permanent jusqu’au jour de leur mort. Ils n’échangent, n’empruntent ni ne prêtent pas d’animaux. Parce qu’ils ont des fonds limités, la plupart essaient de ne jamais récompenser une personne maltraitant les animaux en achetant un animal et ne le feront que dans les circonstances les plus désespérées, à condition que le propriétaire garantisse qu’il n’achètera plus jamais un animal de cette espèce. Les animaux qui habitent dans un sanctuaire ont probablement connu des débuts difficiles, et le personnel sera désireux de vous raconter leurs histoires afin que vous puissiez en apprendre davantage sur les diverses industries qui sont nuisibles pour les animaux.

Les autres choses que vous pouvez faire

  • Si vous voulez en savoir plus sur les animaux sauvages, regardez un documentaire sur la nature qui montre comment ils se comportent dans leur habitat naturel. Ou regardez autour de vous ! Devenez un expert de la faune de votre région, qu’il s’agisse de hérissons dans votre jardin ou d’oiseaux volant au-dessus de votre tête.
  • Partagez ces conseils sur les réseaux sociaux pour faire savoir à vos amis et à votre famille comment distinguer un véritable sanctuaire animal d’un faux :