La crise de l’expérimentation animale en matière de réglementation sur les produits chimiques

Posté le par PETA France

En 2006, l’Union européenne a adopté le règlement concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (ou REACH). Cette loi oblige les entreprises de l’industrie chimique à fournir des informations sur les effets sur la santé et les risques environnementaux de la quasi-totalité des produits chimiques utilisées en Europe.

Depuis lors, d’autres régions ont adopté des lois similaires. À la suite du Brexit, le Royaume-Uni a même repris le règlement REACH de l’UE et en a conservé les principes fondamentaux. L’un de ces principes fondamentaux est de ne mener d’expérimentations sur les animaux qu’en dernier recours, si aucune autre option n’est envisageable.

En 2020, la Commission européenne s’est engagée à réviser REACH afin de moderniser et de renforcer la législation. Depuis lors, ces réformes sont cependant remises à plus tard. Malgré les progrès scientifiques et le soutien continu de l’opinion publique en faveur de l’abandon des tests sur les animaux, le système continue d’autoriser des expérimentations qui pourraient et devraient être évitées. Rien qu’en 2022, plus de 150 000 tests ont été effectués sur des animaux pour évaluer des produits chimiques industriels dans l’Union européenne.

En 2023, après que plus d’un million de citoyens ont soutenu l’initiative citoyenne européenne « Pour des cosmétiques sans cruauté – S’engager en faveur d’une Europe sans expérimentation animale », la Commission européenne s’est engagée à établir une feuille de route pour mettre progressivement fin aux tests de sûreté chimique sur les animaux. Il est temps qu’elle tienne parole. Pourtant, la Commission doit une nouvelle fois décider s’il convient de réviser en profondeur le règlement REACH ou d’en limiter la portée. Seule une révision complète et ambitieuse permettra de renforcer véritablement le principe du recours en dernier ressort et d’ouvrir la voie à la suppression des essais sur les animaux pour l’évaluation de la sécurité chimique.

Les tests de produits chimiques

Les entreprises sont tenues d’évaluer leurs produits chimiques à l’aide de différents tests, dont des tests sur les animaux. On force quotidiennement des rats à ingérer de grandes quantités de produits chimiques, parfois pendant plusieurs mois d’affilée, afin de déterminer si ces substances sont toxiques. Dans le cadre des tests de toxicité pour la reproduction, les expérimentateurs administrent de force des produits chimiques à des femelles gestantes afin de déterminer si ces substances entraînent des malformations ou la mort des petits. Jusqu’à 2 500 animaux pourraient être utilisés pour tester un seul produit chimique dans un seul test de toxicité pour la reproduction.

L’engagement de PETA à mettre fin à l’utilisation d’animaux lors de tests pour des produits chimiques

Les entités PETA mènent des campagnes pour protéger les animaux contre la menace que représente la réglementation REACH de l’UE. Par exemple :

Les tests de produits chimiques

Les entreprises sont tenues d’évaluer leurs produits chimiques à l’aide de différents tests, dont des tests sur les animaux. On force quotidiennement des rats à ingérer de grandes quantités de produits chimiques, parfois pendant plusieurs mois d’affilée, afin de déterminer si ces substances sont toxiques. Dans le cadre des tests de toxicité pour la reproduction, les expérimentateurs administrent de force des produits chimiques à des femelles gestantes afin de déterminer si ces substances entraînent des malformations ou la mort des petits. Jusqu’à 2 500 animaux pourraient être utilisés pour tester un seul produit chimique dans un seul test de toxicité pour la reproduction.

L’engagement de PETA à mettre fin à l’utilisation d’animaux lors de tests pour des produits chimiques

Les entités PETA mènent des campagnes pour protéger les animaux contre la menace que représente la réglementation REACH de l’UE. Par exemple :

  • nos experts en politique ont travaillé dur pour que des mesures de protection des animaux soient intégrées à la législation et aux lignes directrices ;
  • les scientifiques de PETA soutiennent les entreprises qui font appel lorsqu’on leur demande d’effectuer des tests sur les animaux ;
  • PETA a déposé des plaintes auprès du Médiateur européen lorsque l’Agence européenne des produits chimiques n’exerçait pas pleinement son autorité pour réduire au maximum les tests sur les animaux ;
  • PETA a coorganisé une table ronde scientifique multipartite afin de définir les éléments concrets qui composeront la feuille de route de l’UE visant à mettre progressivement fin à l’utilisation d’animaux pour les tests de sûreté chimique.

Pour plus d’informations sur notre travail pour réduire au maximum les tests sur les animaux pour évaluer les produits chimiques, cliquez ici.

Notre document d’information sur le sujet destiné aux législateurs est disponible ici.

Et maintenant ?

PETA est tout à fait d’accord avec l’important de s’assurer que les produits chimiques auxquels nous sommes exposés ne nuisent pas à notre santé ou à l’environnement. Mais tant que nous compterons sur l’expérimentation animale pour cela, cet objectif ne sera jamais atteint. Partout dans le monde, des scientifiques et régulateurs avant-gardistes reconnaissent qu’en plus d’être immoraux, les tests sur les animaux sont inefficaces. Avec plus de 1,2 millions de soutiens, l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Pour des cosmétiques sans cruauté – S’engager en faveur d’une Europe sans expérimentation animale » marque un tournant important dans la lutte visant à mettre fin aux tests sur les animaux à des fins réglementaires. En réponse à cet appel massif au changement, la Commission européenne développe un plan d’action pour mettre progressivement fin aux tests de sûreté chimique sur les animaux.

Le gouvernement britannique a fait un pas historique vers la fin des tests cruels et obsolètes sur les animaux en publiant une stratégie visant à les éliminer. Forts d’une expertise internationale en matière de recherche n’impliquant pas d’animaux, les scientifiques de PETA sont disposés à collaborer avec le gouvernement pour accélérer le progrès.

Le Research Modernisation Deal (Accord de modernisation de la recherche) de PETA propose une stratégie en six points pour accompagner la transition vers une science sans animaux, notamment via une augmentation des financements destinés au développement et à la validation de méthodes n’utilisant pas d’animaux. Les scientifiques de PETA s’efforcent d’accélérer la transition vers des méthodes de tests de produits chimiques plus fiables et n’impliquant pas d’animaux, par exemple en informant les décideurs et en faisant activement pression pour une révision de REACH qui renforce l’obligation de ne recourir à l’expérimentation animale qu’en dernier recours et qui respecte la promesse de la Commission de mettre progressivement fin aux tests sur les animaux.

Ce que vous pouvez faire

En unissant nos forces, nous pouvons faire comprendre aux responsables politiques qu’il est essentiel de mettre fin aux tests sur les animaux et les inciter à investir et à accélérer le développement de méthodes n’impliquant pas d’animaux. Rejoignez-nous et signez notre lettre ouverte exhortant la Commission européenne à mettre fin à tous les tests de produits chimiques sur les animaux.



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