Le premier sac Birkin mis aux enchères : PETA demande de reverser les bénéfices à une association de protection de la faune
À l’approche de la vente aux enchères du tout premier sac Birkin d’Hermès à Paris, prévue le 10 juillet, PETA a adressé une lettre à Catherine Benier, propriétaire actuelle du sac et fondatrice de la boutique vintage Les Trois Marches. L’association y exhorte cette dernière à reverser les bénéfices de la vente – estimés à plus de 500 000 € – à des organisations œuvrant pour la protection de la faune, afin de compenser, au moins en partie, la souffrance animale engendrée par la fabrication des sacs Birkin.

PETA rappelle que la fabrication d’un seul sac Birkin nécessite la mise à mort de trois crocodiles. Depuis la création de ce produit il y a 40 ans, Hermès aurait, selon des estimations, produit plus d’un million de sacs, causant la souffrance et la mort d’innombrables animaux – vaches, veaux, chèvres, lézards, alligators, autruches, éléphants, et bien d’autres.
Les dessous sanglants des sacs Hermès
Des enquêtes (dont une vidéo de l’association australienne Farm Transparency Project, filmée dans des élevages intensifs appartenant à Hermès) ont montré des crocodiles entassés dans des enclos exigus puis isolés dans de petites cages crasseuses avant d’être traînés, mutilés et poignardés à l’aides d’un tournevis. Ces pratiques sont si cruelles que Jane Birkin a personnellement demandé à Hermès de renommer ce sac pour ne plus y être associée. Les entités PETA ont également rendu compte de la manière dont les ouvrier dans l’industrie de la mode décapitent des lézards encore conscients avec des machettes, gonflent des serpents avec de l’air et étourdissent électriquement des autruches avant de les égorger sous les yeux de leurs congénères terrifiées.
PETA souligne que plusieurs grandes maisons de mode, telles que Chanel, Balenciaga, Burberry, Mulberry, Victoria Beckham, Diane von Furstenberg ou encore Vivienne Westwood, ont déjà renoncé à l’usage de peaux de reptiles et d’autres animaux sauvages dans leurs collections.
Exhortez Hermès à cesser de vendre des articles fabriqués à partir de peaux d’animaux sauvages et à opter pour des matières véganes plus compatissantes et écologiques :

