Victoire pour les animaux : l’Indonésie met fin aux balades à dos d’éléphants

Posté le par Caroline Caulier

Partout en Indonésie, les éléphants endurent depuis des années de grandes souffrances, contraints de divertir les touristes en leur « offrant » des balades sur leur dos. À la suite d’une enquête accablante menée par PETA Asie, cette pratique a enfin pris fin. L’enquête a révélé que des éléphants utilisés dans des attractions touristiques très fréquentées de Bali (notamment le Mason Elephant Park & Lodge et le Bakas Adventure Elephant Safari) étaient victimes de mauvais traitements, au point de présenter des blessures et des cicatrices visibles.

Grâce aux dernières directives publiées par le gouvernement indonésien, par l’intermédiaire du ministère de l’Environnement et de la Direction générale de la conservation des ressources naturelles et des écosystèmes (KSDAE), les établissements du pays ont dû cesser de proposer tout service de promenades à dos d’éléphants.

Une avancée encourageante, mais beaucoup reste à faire

Grâce à des décennies de recherches sur le terrain, nous savons que les éléphants sont des animaux très sociables, vivant en troupeaux matriarcaux, qui se protègent mutuellement, parcourent leur environnement à la recherche de végétation fraîche, jouent, se baignent dans les rivières et partagent les responsabilités maternelles pour les bébés du troupeau. Dans la nature, les éléphants peuvent parcourir jusqu’à 50 kilomètres par jour et rester actifs pendant près de 18 heures. Cette liberté de mouvement et ces interactions sociales sont essentielles à leur bien-être physique et psychologique.

Lorsqu’ils sont utilisés comme accessoires pour vider les portefeuilles des touristes, ces relations émotionnelles complexes et aux nombreuses facettes sont réduites à néant. Et même lorsqu’ils ne sont plus contraints de transporter des touristes, les éléphants continuent de souffrir au profit des attractions touristiques. Les forcer à interagir avec les touristes, que ce soit pour se baigner, se nourrir ou prendre des photos, crée une situation qu’ils ne rencontrant pas à l’état naturel et stressante pour eux.

Ces activités impliquent toujours que les animaux soient dominés pour tolérer un contact proche avec les humains. Les éléphants vivent dans la crainte d’être frappés avec de lourds bâtons qui se terminent par un crochet en acier acéré. Ces armes sont utilisées pour maintenir les pachydermes dans un état permanent de crainte et de soumission. La plupart des éléphants en captivité meurent plusieurs décennies plus tôt que dans la nature, victimes de maladies articulaires et d’autres affections débilitantes liées à leur confinement.

Ne croyez pas tout ce que vous entendez

Les camps d’éléphants au Cambodge, en Thaïlande, au Vietnam et dans d’autres pays asiatiques sont tristement célèbres pour duper le public en lui faisant croire que leur activité profite aux éléphants, souvent en prétendant les « sauver » ou leur offrir un « sanctuaire », mais la réalité est bien plus sombre. Les méthodes de dressage violentes et les privations auxquelles les éléphants sont confrontés dans ces installations sont souvent les mêmes que celles qu’ils subiraient dans des entreprises plus explicitement axées sur le divertissement.

Ce que vous pouvez faire pour aider les éléphants

Où que vous alliez, choisissez uniquement des sanctuaires légitimes, c’est-à-dire des établissements qui appliquent une politique de non-intervention stricte, sans promenades, sans selfies et sans interactions forcées, où les éléphants peuvent se déplacer librement, se nourrir et socialiser naturellement.

Tous les animaux sont des êtres vivants et sensibles qui ne choisiraient jamais de divertir le public, et ils souffrent lorsqu’ils sont forcés de le faire. Nous vous recommandons de ne prendre part à aucune activité où des animaux sont exploités pour attirer les touristes.



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