La mort d’une éléphante qui avait été peinte en « rose » pousse PETA Inde à demander à la photographe de prendre des mesures urgentes

Le 6 avril 2026

La mort d’une éléphante qui avait été peinte en « rose » pousse PETA Inde à demander à la photographe de prendre des mesures urgentes

L’association demande à l’artiste russe de retirer l’impression de son site ou d’en reverser les bénéfices à des associations de protection des éléphants

Jaipur – Suivant l’indignation suscitée par des images de l’éléphante captive Chanchal, peinte en rose vif pour une séance photo au Rajasthan (en Inde), et après l’annonce de sa mort, PETA Inde a adressé une lettre à l’artiste russe Julia Buruleva. Dans celle-ci, l’association demande à la photographe de retirer immédiatement de son site internet l’impression commerciale issue de cette séance ou de reverser l’intégralité des bénéfices à des actions de conservation et de protection des éléphants en Inde.

Julia Buruleva vend cette impression jusqu’à 3 lakhs de roupies (environ 415 €) l’unité, indique son site.

Dans cette lettre, Mini Aravindan, directrice principale des affaires vétérinaires de PETA Inde, écrit : « Je vous écris pour vous exhorter soit à retirer immédiatement l’impression représentant l’éléphante Chanchal, utilisée lors de votre séance photo et dont le décès a été signalé, soit à reverser l’intégralité des bénéfices de la vente de cette impression d’éléphant rose afin de contribuer à maintenir les éléphants dans leurs habitats forestiers en Inde, par exemple en soutenant le projet d’éléphants mécaniques de PETA Inde, ou en faisant un don à un véritable sanctuaire pour éléphants tel que Wildlife SOS ou le Wildlife Rescue and Rehabilitation Centre, où les éléphants secourus ne sont pas enchaînés, ne sont jamais contrôlés à l’aide d’outils et vivent en compagnie d’autres éléphants. »

Répondant aux affirmations publiques de l’artiste selon lesquelles la peinture n’aurait pas pu contribuer à la mort de cette éléphante âgée, la lettre de cette vétérinaire expérimentée précise qu’« il n’est pas possible d’exclure totalement les effets de la peinture sur la santé » de Chanchal dans le contexte de son décès. Dr Aravindan écrit : « La peinture était appliquée près des yeux, des oreilles, de la trompe, de la bouche et des organes génitaux de l’éléphante. Recouvrir la peau d’un éléphant – en particulier autour de zones sensibles – peut présenter des risques, notamment pour les animaux en état de santé fragile, dont des irritations, une ingestion lors du toilettage ou de l’alimentation, du stress et l’aggravation de pathologies préexistantes, même lorsque les produits sont présentés comme “sans danger”. »

La lettre souligne également d’autres formes de cruauté auxquelles sont confrontés les éléphants utilisés pour des promenades au Fort d’Amber, comme Chanchal : « Ils sont également enchaînés et maintenus sur du béton lorsqu’ils ne sont pas utilisés, comme des voitures dans un garage, et contrôlés à l’aide d’outils souvent soigneusement dissimulées sous des costumes et des décorations. »

La campagne de PETA Inde portant sur des éléphants mécaniques prévoit le don d’éléphants mécaniques à des lieux tels que des temples et pour des processions.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements », rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, X ou Instagram.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

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