Nouvelles révélations : des veaux brûlés et des vaches frappées dans un élevage financé par des fonds publics au Japon

Le 27 juillet 2023

Nouvelles révélations : des veaux brûlés et des vaches frappées dans un élevage financé par des fonds publics au Japon

Tokyo – De nouvelles images que PETA Asie vient d’obtenir révèlent que des travailleurs du centre de recherche sur l’élevage de la préfecture d’Ibaraki, financé par des fonds publics, tordent des fers enflammés sur la tête de jeunes veaux (sans aucun traitement antidouleur), donnent des coups de pied et giflent des vaches et piquent les animaux avec des outils en métal. L’installation – qui mène des recherches liées à l’agriculture et élève des vaches pour la production laitière et le bœuf Wagyu – a dépensé plus de 900 millions de yens (5,8 millions d’euros) en un an d’argent des contribuables et de financement public, selon les données les plus récentes.

En réponse, PETA Asie a envoyé une plainte au ministre et au ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, leur demandant de couper le financement et que la préfecture d’Ibaraki vérifie l’utilisation des fonds publics pour cause de cruauté envers des animaux.

Enregistrée sur trois mois en 2022, les images offrent un regard inédit sur les produits laitiers japonais et le Wagyu :

  • Des travailleurs ont plongé un fer brûlant dans la tête des veaux pour retirer du tissu de cornes alors qu’ils hurlaient, les yeux grands ouverts dans une terreur apparente. Ils semblaient déféquer. Plusieurs hommes se sont assis sur les animaux souffrants, qui luttaient sous le poids des ouvriers qui leur écrasaient le cou et la face.
  • Des travailleurs ont donné des coups de poing aux vaches sur leurs flancs, leur ont donné des coups de pied et des gifles, et leur ont piétiné les membres et le dos.
  • Des travailleurs ont frappé des vaches avec des bâtons en bois sur leurs mamelles sensibles et leurs visages dans une tentative apparente de les faire bouger.
  • Les vaches étaient obligées de vivre dans leurs propres excréments dans des enclos pendant la journée.
  • Les vaches languissaient dans la chaleur torride, atteignant 40 degrés, sans accès à l’ombre.

« Cette installation s’empare de fonds publics et les utilise pour battre des vaches et brûler des veaux pour les produits laitiers et le Wagyu », déclare Jason Baker, vice-président de PETA Asie. « PETA Asie demande au ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche de cesser de soutenir cette installation abusive avec l’argent des contribuables. »

Le groupe note que l’article 2 de la loi japonaise sur le bien-être et la gestion des animaux stipule que « nul ne doit détruire, blesser ou infliger de la cruauté aux animaux sans raison ». En outre, l’article 7 stipule que le propriétaire ou le possesseur d’un animal doit « s’efforcer de prendre soin [d’eux] » correctement et l’article 3 stipule que le gouvernement doit « s’efforcer de diffuser et de sensibiliser au bien-être et aux soins appropriés des animaux ». Néanmoins, l’établissement enfreint clairement l’article 44, paragraphe 1 (« Crime de blessure infligée aux animaux ») ou l’article 44, paragraphe 2 (« Crime de cruauté envers les animaux »).

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture », s’oppose au spécisme, idéologie postulant une fausse supériorité de l’humain sur les autres animaux pour justifier leur exploitation. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookTwitter ou Instagram.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

 

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