Street art : un immense crocodile s’affiche dans le Marais pour protester contre Hermès avant la Paris Fashion Week 

Le 14 septembre 2023

Street art : un immense crocodile s’affiche dans le Marais pour protester contre Hermès avant la Paris Fashion Week 

Paris – En amont de la Semaine de la mode parisienne, un crocodile géant a pris d’assaut un mur du Marais pour appeler Hermès et les autres marques qui utilisent encore les peaux exotiques – pour lesquelles crocodiles, alligators, serpents, lézards, autruches et autres êtres sensibles sont confinés, mutilés, dépecés et violemment abattus – à s’en défaire une fois pour toutes. PETA a fait appel à la talentueuse muraliste Nina Valkhoff pour peindre l’immense reptile haut d’environ sept mètres, qui apparait en partie dépecé et flottant devant la silhouette géante d’un sac de luxe en arrière-plan, enroulé d’une lanière aux couleurs d’Hermès. Il est accompagné du message « Des crocodiles souffrent pour des accessoires. Stop aux peaux exotiques ! ».

Nina Valkhoff

Des photos de la peinture murale sont disponibles ici, ici, ici et ici [crédit photo : Nina Valkhoff].

« Notre crocodile géant rend hommage à tous ses congénères torturés et massacrés pour finir en sac, en bottes ou en ceinture vendus par Hermès et d’autres enseignes qui se bornent à vendre des articles en peaux exotiques tout en sachant toute l’horreur que cela implique », déclare Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. « Aucun accessoire de mode ne vaut la souffrance et la mort violente d’un être sensible. Il est plus que temps pour la maison de tirer un trait sur les peaux exotiques, en faveur des matières innovantes et éthiques disponibles aujourd’hui et pour lesquelles personne n’a été écorché vivant. »

Des enquêtes – dont une vidéo de l’association australienne Kindness Project, tournée dans des élevages intensifs appartenant à Hermès – dévoilent toute l’horreur que subissent les reptiles confinés, charcutés et tués pour leurs peaux. On y voit des crocodiles parqués à l’étroit dans des enclos et cages lugubres, traînés, mutilés et poignardés avec un tournevis.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos vêtements », rappelle qu’il faut les peaux de trois crocodiles pour confectionner un seul sac à main Hermès, et que chaque article en cuir exotique provient d’un animal intelligent et sensible qui a subi la misère d’un confinement intensif et des souffrances inimaginables avant d’être violemment abattu.

Nina Valkhoff est une artiste muraliste néerlandaise ayant réalisé des œuvres partout dans le monde, dont en Suède, au Portugal, en Irlande, en Italie, en Argentine et au Mexique, durant ses 20 ans d’activité. Elle déclare : « En ce qui me concerne, j’aime peindre des animaux parce que j’espère pouvoir inciter les gens dans la rue à se soucier davantage de ces êtres sensibles et peut-être à arrêter de les manger. La plupart du temps, c’est subtil. J’aime beaucoup le fait que cette fois j’ai pu apporter un message aussi fort sur les crocodiles, surtout avec le texte révélateur de PETA à côté de mon dessin. »

Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur Facebook, Twitter ou Instagram.

Contact :

Anissa Putois ; [email protected]

 

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