Toulouse : de minuscules militants bravent le confinement pour protester contre l’expérimentation animale

Le 24 avril 2020

TOULOUSE : DE MINUSCULES MILITANTS BRAVENT LE CONFINEMENT POUR PROTESTER CONTRE L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Pour la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires, PETA mène des manifestations contre les cruels tests sur les animaux partout en France

Toulouse – Les militants ont beau être miniatures, la cause qu’ils défendent est d’envergure. En cette période de confinement, c’est par le biais de petites figurines animales manifestant devant le Capitole de Toulouse que PETA marque la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires. Visant à dénoncer la cruauté de l’expérimentation animale, l’action a été mise en scène dans plusieurs villes de France et du monde entier, dont Toulouse, Bordeaux, Marseille, Paris, Lille, Strasbourg, Londres, Amsterdam, Los Angeles, Washington, New York, Brisbane et Sydney.

Partout dans le monde, ce sont des milliards d’animaux qui souffrent au quotidien dans des laboratoires. En France, troisième plus gros utilisateur d’animaux pour la recherche dans l’UE, des animaux ont été utilisés dans 1,87 million de procédures en 2017. Des êtres sensibles – dont des souris, rats, cochons d’Inde, chiens, chats et chevaux – ont été empoisonnés, brûlés, ouverts au scalpel, traumatisés, forcés de nager sans répit pour échapper à la noyade ou infectés avec des maladies. D’innombrables individus supplémentaires ont été utilisés pour la reproduction, tués pour des parties de leur corps, abandonnés à leur sort à languir dans des cages sordides ou tout simplement jetés de côté parce qu’ils ne répondaient pas aux « bons » critères d’essai au « bon » moment.

Tout cela malgré le fait que des études démontrent que 90 % de la recherche fondamentale – dont la grande partie implique des tests sur les animaux – échouent et ne conduit pas à des traitements pour les humains.

« Nous devons cesser de nous fier à la méthode douteuse qu’est l’expérimentation animale », déclare Mimi Bekhechi, directrice des programmes internationaux de PETA. « Les scientifiques ont l’obligation morale de faire progresser la santé humaine, à commencer par reconnaître que l’expérimentation animale provoque des retards et des erreurs. Pour réellement développer des traitements et vaccins urgemment nécessaires aujourd’hui, il est vital qui nous passions à des méthodes pertinentes à l’humain et la recherche pour un vaccin contre le coronavirus est la parfaite occasion pour le faire. »

PETA préconise l’utilisation de méthodes scientifiquement et éthiquement valables – telles que l’utilisation de cellules et de tissus humains, d’organes sur puce, et de techniques modernes de modélisation par ordinateur – qui permettent de mieux protéger les humains, les animaux et l’environnement et mène plusieurs campagnes visant à faire cesser les souffrances, cruelles et inutiles, des animaux dans la recherche scientifique. L’association appelle notamment Eli Lilly à cesser de soumettre des souris au sordide test de la nage forcée et fait campagne pour qu’Air France rejoigne les autres grandes compagnies aériennes qui se sont engagées à ne plus transporter des primates destinés à la recherche vers des laboratoires.

PETA s’oppose au spécisme, idéologie qui postule une fausse supériorité des humains sur les autres animaux pour justifier leur exploitation. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com.

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