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La laineL’enfer en haute merLorsque les moutons vieillissent et que leur production de laine n’est plus désirée, ils sont vendus et envoyés à l’abattoir. Chaque année, 6,5 millions de moutons vivants sont exportés d’Australie vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord dans de terribles conditions.Les traversées durent des semaines voire des mois. Les animaux sont entassés les uns sur les autres sur plusieurs étages, exposés aux pires chaleurs comme aux froids les plus mordants. Beaucoup tombent malades ou bien sont étouffés ou piétinés par leurs congénères qui tentent de ne pas perdre l’équilibre ou de se frayer un chemin jusqu’à un point d’eau, quand il y en a. Le taux de mortalité à bord de ces bateaux est de l’ordre de 10 %, et les animaux blessés ou malades sont souvent broyés vifs ou jetés par-dessus bord. Embarqués sur le Cormo Express à la fin de l’été 2003, plus de 50 000 moutons partis d’Australie ont enduré la canicule, la faim et la soif, au point que 5 000 d’entre eux en sont morts. Refoulés par les autorités sanitaires de l’Arabie Saoudite, ils ont erré en haute mer pendant 70 jours dans des conditions épouvantables. En Europe, les animaux entassés dans des bétaillères voyagent jusqu’à cinquante heures d’affilée, souvent sans nourriture ni eau. En 2002, un rapport du Parlement européen a finalement recommandé de limiter à huit heures le transport d’animaux vivants, sous la pression des associations de protection animale. Quand les survivants arrivent à destination, c’est-à-dire, dans bien des cas, un pays dont la législation en matière d’abattage est inexistante ou insuffisante, on les égorge sans le moindre étourdissement préalable. >> La laine, un problème ? >> Ce qu’on ne vous dit pas... >> Pas que les moutons... >> Place aux alternatives |
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