Une enquête sous couverture dans l’industrie du mohair dénonce la marque de vêtement Paul Smith

Posté le par Caroline Caulier

Dans des élevages pour le mohair « éthiques » et « responsables » en Afrique du Sud et au Lesotho, les employés forcent les chèvres à vivre un véritable enfer. Filmées par des enquêteurs de PETA Asie, les nouvelles images montrent des employés frappant violemment des chèvres avec des balais et des perches, traînant des animaux qui se débattent par les pattes et les cornes et les plaquant au sol tandis qu’ils hurlent de peur et de douleur.

L’enquête inclut des images de hangars de tonte certifiés par le label RMS (Responsible Mohair Standard, ou « norme responsable pour le mohair », une appellation trompeuse). Regardez cette vidéo choc et passez à l’action pour les chèvres.

Des chèvres hurlent alors que les employés les rasent pour du mohair

La tonte est extrêmement stressante pour les chèvres, qui sont instinctivement terrifiées lorsqu’on les plaque au sol. Les tondeurs sont payés au volume, et non à l’heure, ils travaillent donc rapidement et souvent sans ménager les chèvres paniquées. Les enquêteurs de PETA Asie ont filmé des employés en train de tondre les chèvres si brusquement qu’ils causent des plaies sanglantes à plusieurs d’entre elles. Sur les images filmées sous couverture, on voit aussi des employés attrapant et traînant des chèvres par les oreilles, les cornes, les pattes ou la toison – ils les soulèvent ou en les tirent brusquement, les animaux tombent, se débattent ou crient donc pendant la tonte.

Leurs hurlements sont un signal d’alarme pour chaque personne qui envisage d’acheter un pull en mohair.

Une chèvre souffre d’une grosse plaie béante (elle aurait été attaquée par un chacal), et est pourtant tout de même tondue. L’animal hurle, à l’agonie, alors qu’un tondeur coupe grossièrement le poil autour de sa chair en lambeaux.

Les employés frappent, fouettent et donnent des coups à répétition au corps et au visage des chèvres avec des balais et des perches afin de les pousser à entrer dans des enclos ou de contrôler leurs mouvements par la violence. Sur les images filmées sous couverture, on voit aussi des employés traînant des chèvres par la queue, ce qui pourrait facilement leur briser la colonne vertébrale.

Dans une structure de mohair « responsable », de nombreuses chèvres étaient émaciées. Dans une autre, plusieurs cadavres de chèvres (dont celui d’un chevreau) ont été vus entassés.

Le mohair « responsable », ça n’existe pas

Les images choc proviennent de la deuxième enquête de PETA Asie sur les structures pour le mohair en Afrique du Sud, d’où provient la majeure partie de la production mondiale. Lors de la première enquête, des observateurs avaient vu des tondeurs couper de gros lambeaux de peau à certains animaux et recoudre grossièrement les blessures les plus béantes sur le sol crasseux de la salle de tonte, sans leur administrer d’antidouleurs.

Cette seconde enquête montre clairement que l’industrie du mohair est gangrenée par une cruauté endémique et des maltraitances systémiques, que les installations soient certifiées ou non par le label RMS.

Les chèvres agitent la queue et sautent de joie lorsqu’elles sont heureuses. Elles forment de forts liens avec leurs petits, et la mère et son chevreau reconnaissent mutuellement leurs cris distinctifs (ou bêlements) peu après la naissance. Mais dans l’industrie du mohair, les petits sont tondus à partir de seulement six mois. Dès que la qualité de leur poil diminue ou qu’elles ne sont plus jugées utiles, les employés abattent les chèvres, souvent de nombreuses années avant leur fin de vie naturelle.

Comment les aider ?

Le meilleur moyen d’aider les chèvres est de refuser d’acheter du mohair. Vous pouvez tout simplement vérifier l’étiquette des vêtements que vous achetez. Si elle inclut le mot « mohair », remettez le produit en rayon. Prenez un moment pour passer à l’action pour les chèvres :

Exhortez Paul Smith à arrêter de se cacher derrière des labels insensés et à arrêter d’utiliser du mohair.



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